lundi 23 juillet 2012

Quelques photos édifiantes à plusieurs titres

Comme je suis partageuse par nature, je profite des quelques minutes de disponibilité de mon portable. Je suis tellement partageuse, que mes enfants squattent  MON ORDI et qu'il faut négocier de haute lutte pour pouvoir y toucher.
Comme je suis aussi vraiment sympa comme fille, je vais utiliser ce bref temps arraché à ma progéniture, non pas pour jouer à Skyrim ou en bourse mais pour pour vous offrir mes photos de dimanche.
Mon dimanche donc.
La Sagrada Familia à Barcelone. Cadeau souvenir pour les JMJistes de l'an dernier et les autres aussi.
Façade Nord

Détail façade nord

Flagellation du Christ façade sud
Facade sud
Bon pour les suivantes, je vous laisse devinez


Pour ceux qui ne veulent pas bronzer idiot


Bref, the facades






En rentrant au bled, nous avons eu la surprise de nous retrouver dans un immense nuage de fumée. 
C'est bien triste ces incendies mais cela permet aussi de jolies photos. 


Une ambiance pompéienne



Les nuées ardentes



Renversant non?





Le ciel est rouge, il y a beaucoup de sang qui a coulé cette nuit (Référence Tolkien inside)





Et la petite dernière parce quelle est trrrrop belle et sans trucages, hein.


TANDAN......


Voila !!!!

jeudi 19 juillet 2012

"La peur est plus tranchante qu'aucune épée" et elle a changé de camp



Lorsque je pense à la Syrie, les premières images qui me viennent à l’esprit ce sont celles des manifestations à Beyrouth qui réclamaient la fin de l’occupation du Liban par l’armée syrienne.

Les foules non violentes et finalement presque festives qui reprenaient en cœur des slogans chantants. 
« Eh yalla, Sourya tla barra. »

Des gens venus de partout encore ébahis de leur culot et déjà victorieux de leur peur avant de l’être de l’occupant.

D’un coup, le monstre syrien réel mais aussi fantasmé  est devenu une baudruche dégonflée.

Les militaires si effrayants quelques jours plus tôt se révélaient être des pauvres hères aux uniformes dépareillés et défraîchis qui n’étaient finalement effrayants qu’en ce qu’ils représentaient, la Syrie occupante.

La Syrie, c’est aussi les visages des ouvriers syriens sur les chantiers.
Des gamins venus au Liban chercher du travail, que l’on imaginait à tort ou à raison être des espions mais qui nombreux se sont réjouis de la fin de l’occupation du Liban par leur pays.

La Syrie, c’est encore le souvenir des  frères ébénistes de Bab Touma à Damas, qui inlassablement réalisaient des objets en marqueterie d’une finesse jamais égalée ailleurs.

Les familles croisées sur les routes à 5 sur une mobylette, ces gens toujours accueillants dans la simplicité et l’ouverture, souvent très pauvres et souvent terrorisés par l’arbitraire et l’injustice.

Ces gens finalement, ont eux aussi pris leur courage à deux mains pour demander la fin de l’occupation de leur propre pays par un occupant de leur propre pays.  

La peur a changé de camp

La baudruche monstrueuse tarde à se dégonfler mais le voile est tombé.

Toute monstrueuse qu’elle soit, c’est une baudruche qui va se dégonfler. 
Le lion a perdu sa crinière et devient un chat galeux.

Boukra, Inch Allah.

Bachar el Assad vient de rentrer dans son fief de Lattaquié au bord de la mer. Encore un pas et il prendra le large.

Demain, si Dieu veut.

lundi 16 juillet 2012

La plâge et moua ...


J’ai préparé mon coup à l’avance comme toute Barbie des plages qui se respecte. 




Ongles des pieds manucurés et peints type Figaro Madame,

Jambes lisses version Marie Claire, 

Le Biba sous le bras (Non quand même pas, je préfère les mots croisés)
Bon je suis prête!


Je rentre mon ventre  qui commence à bourreler entre les deux pièces de mon maillot et en avant, je pars affronter l’étendue sableuse voisine de la maison.




Le regard tourné vers le large, les cheveux dans le vent, je lorgne discrètement les emplacements possibles.


Là, au début de la plage à côté des minettes de 15 ans ? 
Ou là  au milieu près des papis mamies sièges-pliants-parasols, ou encore au bord de l’eau avec les jeunes couples qui patouillent avec leurs enfants ?
Dilemme. 
Il faut dire que sur cette plage, l’emplacement est lié à l’âge de toute éternité. 


J’ai testé au fil des ans toutes les places sauf le milieu.


J’ai commencé en faisant des pâtés, des digues et des ponts au bord de l’eau puis plus tard, j’ai rejoint le fond de la plage et les jeunes de mon âge  en m’ éloignant le plus possible des .parents restés au bord le l’eau. Plus tard je suis revenue tout au bord avec ma marmaille qui maintenant à son tour est au fond.


Alors où aller ?






Le bord, c’est plein de gosses braillards (les miens étaient bien mieux élevés) 
Les miens n’y sont plus alors faire des pâtés toute seule serait un brin « pâtétique »

















Le fond ,cela reviendrait à m’étiqueter mère possessive qui ne veut pas lâcher ses grands ou couguar en chasse au milieu des jeunes éphèbes et pré pubères.























Le milieu alors me direz-vous. Mais je ne suis pas encore prête à 48 ans à rejoindre le banc des retraités, anciens combattants des plages.
Bref, me voilà bien embêtée. 






Pose donc ma serviette  à mi-chemin du bord et du milieu.
 Je me précipite à l’eau, et sitôt le bain pris, je plonge dans mes mots croisés avant d’être happée par les mamies parasols 


Demain je change de plage. 


Sur l’autre, à cinq kilomètres, il y a une petite presqu’île qui me permet le temps d’un coup de soleil d’être sans âge...et la marche c’est bon pour mon petit bourrelet.


En attendant, je rentre le ventre et je pense … à mon mari qui m’a abandonné lâchement sur la rive pour gagner la croute de la famille, le fourbe !

jeudi 5 juillet 2012

Mon Credo 2: Le Père Tout puissant



Bon je m’y remets.
Vous savez, le credo.

La dernière fois j’avais tenté un article sur les quatrepremiers mots. 
Je passe donc à la suite.
Le Père tout puissant, créateur du ciel et de la terre, de l’univers visible et invisible.



Le Père :
J’aime bien ce nom pour Dieu.
Un père,
Celui qui est avant moi,
Celui qui m’a donnée la vie, 
Celui qui veille sur moi.

Certes, il est tout puissant, il peut tout et pourtant, il me laisse l’espace de liberté nécessaire pour faire mes propres choix. Il reste là, vigilant, prêt à aider si je le lui demande.
Un bon père.

Créateur du ciel et de la terre
Non je ne vais pas vous faire un discours sur le créationnisme ou le big bang. 
Je vous laisse faire votre choix (trop gentille, hein)

Personnellement, j’ai ma propre façon d’entendre cette phrase, comme une évidence que les progrès scientifiques approchent de plus en plus dans une courbe asymptotique qui ne remet pas en cause ma foi et m’amène à toujours plus d’émerveillement devant la création.

Le ciel, la terre, l’univers visible et invisible

Et d’un coup, comme saint Francois d’Assise, face à la création j’ai envie de dire Loué soit tu !




Je vous parle d’un temps, que les moins de 50 ans ….



….Ne peuvent pas connaitre et c’est bien dommage.
Mon enfance a été bercée par les feuilletons TV (Ben oui, on avait pas encore inventé le concept de série)

J’attendais avec impatience, Thierry la fronde


Ou encore, Thibaut et les croisades



L’ORTF, avec de petits budgets, nous plongeait dans l’histoire  par le biais de fictions historiques. 
Et je n'oublie pas non plus, Ivanhoé.

Mais, me direz-vous, France 2 fait de même avec  Inquisitio.
Oui, mais non.

Ces feuilletons nous proposaient  de l’aventure, de l’amitié, de la solidarité, de la justice.
Dans le cas de Thibaut, on nous proposait même une vision intéressante des croisades. 
Celle d’un chevalier qui bâtissait des ponts entre les croisés et les autochtones.

Il n’y avait pas besoin alors de se repaitre du sang, du sexe et des déviances de méchants tellement méchants qu’ils en deviennent irréels pour  s’identifier au héros.
C’est à croire que maintenant, la différence entre le bien et le mal est si vague, qu’il faut forcer le trait pour que tout le monde comprenne bien ou est la frontière.

Le monde a changé certes, mais il est encore possible de faire de bonnes séries.
Games of Thrones  par exemple. Voilà une série qu’elle est bien.
Pas de méchants, méchants. Juste des humains avec leurs failles, leurs défauts mais aussi leurs bons côtés, de l’aventure, du dépaysement. Bref, une réussite.

Le budget est certes énorme, et France télévision ne peut financer de telles sagas.

C’est sûr, mais parfois, il vaut mieux ne rien faire que de faire du rien.


Pour ceux qui veulent rire parce que cela fait du bien, voir le teaser revisité de la série Inquisitio 
Et pour ceux à qui il reste deux neurones en état de marche après le brainwashing télévisuel, le site L'inquisition pour les nuls
Pour ceux qui veulent lire une analyse sérieuse de la série C'est chez Charles
Et enfin, j’ai les DVD de Thibaut et les croisades, je peux les prêter  comme antidote J

Et le premier qui me dit que je suis vieille, je lui lance l'inquisition aux trousses.