Aujourd’hui, l’évangile du signe de Jonas, me donne l’occasion
de répondre à la question que vous me posez souvent, lecteurs de mon blog :
Pourquoi Jonastree ?
J’ai un faible pour ce petit prophète sans doute parce que
je me reconnais dans ses défauts et ses faiblesses.
J’aurai pu retenir de son histoire, la baleine, ou la
tempête tant il est vrai que pour de nombreuses personnes, Jonas c’est surtout
le symbole inégalé du porte poisse.
A propos de cette
partie de l’histoire de Jonas, je vous engage à la relire et vous découvrirez
peut être si n’était pas déjà fait, que Jonas a été jeté à l‘eau par les marins
à sa demande. A ce moment, il est plutôt sympa Jonas, il sait qu’il est la
cause la colère de Dieu et il ne veut pas que par sa faute, les marins
innocents périssent.
J’aurai donc pu appeler mon blog « JonasWhale » au
risque de passer moi-même pour une baleine. (mis au gout du jour, il faudrait plutôt
parler de thon ) mais ce n’est pas la partie que je préfère dans son épopée .
J’aurai pu en me référant à l’évangile retenir comme titre « le
signe de Jonas ». Certes, cette
annonce prophétique de la venue du Christ
est le thème préféré des chrétiens quand on parle de Jonas et le
décodage du titre de mon blog aurait été aisé pour eux.
Mais, j’ai choisi une partie moins célèbre du livre. L’histoire
de l’arbre qui est pour moi, The masterpiece.
Je vous plante le décor.
Jonas le râleur, a tenté d’échapper à la mission que
Dieu lui avait donnée : annoncer à Ninive que Dieu est au courant de sa méchanceté.
Après réflexion (trois jours dans une baleine ça calme) il se décide à suivre
les divines consignes et parcourt la ville en annonçant que faute de conversion
sous quarante jours, ça va chauffer.
Finalement, il est assez content de cette mission. Faire trembler
les foules, annoncer la destruction à ces païens. Ils vont voir ce qu’ils vont voir et c’est moi
Jonas qui tiens l’allumette hé hé. Attention ça va faire boum !
Et… ces paiens l’ont écouté. A qui se fier vraiment. Ce n’est pas du jeu. Pas de destruction ? Il passe pour un mickey dans l’histoire.
Donc, au moment du passage sur l’arbre, il est très vexé
Jonas, blessé dans son orgueil. Il remâche
sa colère. Il va s’installer pas trop loin de la ville au cas où Dieu
finalement au bout des quarante jours changerait
d’avis et mettrait sa menace à exécution. Il pense même qu’il vaut mieux mourir
que de subir une telle humiliation.
Ce Jonas-là, je me reconnais en lui et ce n’est pas facile à
assumer. Orgueilleuse, ne comprenant rien à la miséricorde divine et râleuse impénitente.
Nous y sommes, c’est mon passage préféré « alors Yahvé prépara un Kikajon qui
grandit au-dessus de Jonas, afin de lui donner de l’ombre et de le délivrer
ainsi de son mal ».
Cet arbre, il m’a
touché en plein cœur.
Cet arbre préparé par Dieu, le Christ en croix qui prend le
mal sur lui et nous en libère. J’ai tout de suite pensé à ce cèdre sculpté que j’ai croisé dans la forêt qui surplombe la
vallée sainte du Liban. Vous savez, celui qui me sert d’avatar.
Comme Jonas, je profite de son ombre. Et bien contente de
cette grâce personnelle, je me complais dans ses bras rien que pour moi. Cette
miséricorde que Dieu m’offre gratuitement, je la garde bien souvent jalousement
au lieu de me réjouir qu’elle soit universelle et de l’annoncer au monde.
Alors cet arbre je l’ai planté dans mon blog comme un rappel
vigilant, pour ne pas « faire mon Jonas » trop souvent, pour me
souvenir de mes faiblesses, orgueil, jalousie, égocentrisme et pour dans le même temps, lorsque je tombe,
pouvoir lever les yeux vers cet arbre consolateur.
Ps: Pourquoi en Anglais? pas pour faire ma maline mais pour éviter la confusion avec un livre du même titre qui n'a rien avoir avec mon blog.
Ps: Pourquoi en Anglais? pas pour faire ma maline mais pour éviter la confusion avec un livre du même titre qui n'a rien avoir avec mon blog.

Auprès de mon arbre....
RépondreSupprimerDieu envoie un insecte pour faire périr l'arbre après, non ?
RépondreSupprimerEt oui, Jonas apprend ainsi à ne pas garder son bonheur et sa consolation pour lui et à se réjouir de son universalité.
RépondreSupprimer