lundi 15 octobre 2012

L'arbre de Jonas pourquoi ?


Aujourd’hui, l’évangile du signe de Jonas, me donne l’occasion de répondre à la question que vous me posez souvent, lecteurs de mon blog : Pourquoi Jonastree ?
J’ai un faible pour ce petit prophète sans doute parce que je me reconnais dans ses défauts et ses faiblesses.
J’aurai pu retenir de son histoire, la baleine, ou la tempête tant il est vrai que pour de nombreuses personnes, Jonas c’est surtout le symbole inégalé  du porte poisse.
 A propos de cette partie de l’histoire de Jonas, je vous engage à la relire et vous découvrirez peut être si n’était pas déjà fait, que Jonas a été jeté à l‘eau par les marins à sa demande. A ce moment, il est plutôt sympa Jonas, il sait qu’il est la cause la colère de Dieu et il ne veut pas que par sa faute, les marins innocents périssent.
J’aurai donc pu appeler mon blog « JonasWhale » au risque de passer moi-même pour une baleine. (mis au gout du jour, il faudrait plutôt parler de thon ) mais ce n’est pas la partie que je préfère dans son épopée .

J’aurai pu en me référant à l’évangile retenir comme titre « le signe de Jonas ». Certes,  cette annonce prophétique de la venue du Christ  est le thème préféré des chrétiens quand on parle de Jonas et le décodage du titre de mon blog aurait été aisé pour eux.

Mais, j’ai choisi une partie moins célèbre du livre. L’histoire de l’arbre qui est pour moi, The masterpiece.
Je vous plante le décor.
Jonas le râleur, a tenté d’échapper à la mission que Dieu lui avait donnée : annoncer à Ninive que Dieu est au courant de sa méchanceté. Après réflexion (trois jours dans une baleine ça calme) il se décide à suivre les divines consignes et parcourt la ville en annonçant que faute de conversion sous quarante jours, ça va chauffer.
Finalement, il est assez content de cette mission. Faire trembler les foules, annoncer la destruction à ces païens.  Ils vont voir ce qu’ils vont voir et c’est moi Jonas qui tiens l’allumette hé hé.  Attention ça va faire boum !
Et… ces paiens l’ont écouté.  A qui se fier vraiment.  Ce n’est pas du jeu. Pas de destruction ? Il passe pour un mickey  dans l’histoire.

Donc, au moment du passage sur l’arbre, il est très vexé Jonas, blessé dans son orgueil.  Il remâche sa colère. Il va s’installer pas trop loin de la ville au cas où Dieu finalement  au bout des quarante jours changerait d’avis et mettrait sa menace à exécution. Il pense même qu’il vaut mieux mourir que de subir une telle humiliation.
Ce Jonas-là, je me reconnais en lui et ce n’est pas facile à assumer. Orgueilleuse, ne comprenant rien à la miséricorde divine et râleuse impénitente.

Nous y sommes, c’est mon passage préféré  « alors Yahvé prépara un Kikajon qui grandit au-dessus de Jonas, afin de lui donner de l’ombre et de le délivrer ainsi de son mal ».
Cet arbre,  il m’a touché en plein cœur.  
Cet arbre préparé par Dieu, le Christ en croix qui prend le mal sur lui et nous en libère. J’ai tout de suite pensé à ce cèdre sculpté  que j’ai croisé dans la forêt qui surplombe la vallée sainte du Liban. Vous savez, celui qui me sert d’avatar.

Comme Jonas, je profite de son ombre. Et bien contente de cette grâce personnelle, je me complais dans ses bras rien que pour moi. Cette miséricorde que Dieu m’offre gratuitement, je la garde bien souvent jalousement au lieu de me réjouir qu’elle soit universelle et de l’annoncer au monde.

Alors cet arbre je l’ai planté dans mon blog comme un rappel vigilant, pour ne pas « faire mon Jonas » trop souvent, pour me souvenir de mes faiblesses, orgueil, jalousie, égocentrisme  et pour dans le même temps, lorsque je tombe, pouvoir lever les yeux vers cet arbre consolateur.



Ps: Pourquoi en Anglais? pas pour faire ma maline mais pour éviter la confusion avec un livre du même titre qui n'a rien avoir avec mon blog.

3 commentaires:

  1. Dieu envoie un insecte pour faire périr l'arbre après, non ?

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  2. Et oui, Jonas apprend ainsi à ne pas garder son bonheur et sa consolation pour lui et à se réjouir de son universalité.

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