mardi 9 septembre 2014

Graines de paix et de lumière - Seeds of peace and light

English version below.


Me voilà londonienne et cela va amener un petit changement dans mon blog. 




Désormais les articles seront en  français et en anglais.




Je tenais aujourd'hui à vous faire lire le discours de Nadim Nassar, un pasteur évangélique originaire de Lattaquié en Syrie entendu dimanche lors du meeting de soutien aux minorités en Irak devant le 10 Downing Street.



"Ô musulmans d'Orient, nous, les chrétiens d'Orient, resteront en Syrie, en Irak, au Liban et en Palestine. Nous sommes une religion qui est ancrée dans l'Orient de notre cœur. En votre nom, nous sommes persécutés, en votre nom, nos églises sont brûlées, en votre nom, nous sommes déplacés, en votre nom, nous sommes mis à mort, et pour vous, ô musulmans d’Orient, nous restons, quelle que soit le poids de notre croix, parce que notre résurrection est au milieu de vous et avec vous. 

Ils crient "Allahu Akbar" et nous abattent, nous leur disons ensemble "Allahu Akbar" - Dieu est plus grand que notre haine et l'obscurité de leurs cœurs. 

Nous ne serons pas séparés de vous, et nous n'avons pas de maison sans vous, parce que Dieu a fait que  notre destin soit partagé, partagée notre douleur et notre joie partagée, et même notre deuil est partagé. Si ils nous déplacent de Mossoul, la ville sainte de Najaf sera notre maison; s’ils nous massacrent en Raqqah nous allons passer à Damas; si Mossoul et Raqqah tombent alors Alep et Bosrah seront témoins que le Seigneur est un et que Sa maison est la maison de prière là où elle existe. 

Ô musulmans d’Orient, nous avons fait face ensemble à la folie des croisés, et l'obscurité des Ottomans, et la cupidité de l'Occident. Ensemble, nous allons revenir à Mossoul et Ninive, Raqqah, Alep, nous allons jeûner Ramadan  de nouveau et accueillir la naissance de Jésus à Noël. Avant de reconstruire les églises et les mosquées brûlées, nous voulons reconstruire l'homme, qui a été créé à l'image de Dieu. Dieu nous a créé peuples et les tribus pour que nous puissions nous connaître les uns les autres et construire des relations d'amour avec Lui et avec l'autre. Il voulait que nous ayons différentes religions afin que nous puissions l'adorer dans nos diverses façons d'enrichir et de servir l'autre, révélant dans ce processus Sa propre image et vivre sa propre culture, la culture de l'amour et du don. 

Nous ne partirons pas, ô musulmans d’Orient. Le cordon ombilical qui nous relie depuis des siècles, ni ISIS ni les maîtres de ISIS seront en mesure de le couper. Tous nos chemins en Orient nous amènent à vous. Toutes nos prières nous les élevons avec vous et pour vous. Ils ont détruit la croix, élevée sur nos églises, mais ils ne seront pas en mesure de briser le crucifié parce qu'il est passé de la mort à la puissance de l'amour et du pardon. Ils ont brûlé les églises, mais ils peuvent ne pas démonter le corps de Christ sur la terre, parce que «sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les portes de l'enfer ne prévaudront point contre elle» (Matthieu 16:18) 


Nous sommes avec vous. Ensemble, nous sommes entre les mains de Dieu, nous sommes ses pieds, et son cœur, et son visage sur cette terre. N'ayez pas peur: Hulagu Khan a pris fin et Gengis Khan est tombé, et toutes les conquêtes et occupations de l'Est et de l'Ouest ont été défaites seulement parce que nous avons réalisé que les mains unies peuvent accomplir des miracles. Le chemin de Damas, pris par l'Apôtre Paul quand il a vu la lumière du Christ, conduit également à Beyrouth, Jérusalem, Bagdad, et Raqqah et à Gaza, à Mossoul et de Ninive. Le Chemin du Calvaire, qui a été suivi par Jésus, s'est terminée sur une croix; c'est notre voie, quand nous avons quitté nos maisons à Mossoul et de Ninive et Alep. Le Chemin de Croix n'a jamais été un moyen de brisement et de faiblesse. Jésus a été crucifié, il est mort et il est ressuscité. Il est ressuscité pour nous et pour vous. Il nous a pardonné et vous aussi; Il nous aimait et vous aussi. Si nous devions partir aujourd'hui, nous reviendrions demain pour frapper à vos portes et nous tenir sur vos perrons et manger avec vous le même pain, parce que la table n'est pas la nôtre, mais celle  de Dieu, et qu’Il nous appelle à la remplir de joie et de l'amour et à planter les champs de nos maisons avec les graines de la paix et de la lumière."

Merci Seigneur

http://www.awareness-foundation.co.uk/


Here am I in London and this will get a little change in my blog. Now items will be in French and English languages. 

Please read today the speech of Nadim Nassar, a native evangelical pastor of Latakia in Syria  I heard Sunday at the meeting in support of the minorities in Iraq i front of 10 Downing Street.


"O Muslims of the East, we, the Christians of the East,  will stay in Syria, Iraq, Lebanon and Palestine.  We are a religion that is rooted in the East to our core. In your name, we are persecuted, in your name, our churches are burned, in your name, we are displaced, in your name, we are killed, and for you, O Muslims of the East, we are staying, no matter how heavy our cross is becoming, because our resurrection is in you and with you. 
They shout “Allahu Akbar” and slaughter us, we together say “Allahu Akbar” - God is greater than our hatred and the darkness of their hearts.
We will not be separated from you, and we have no home without you, because God has made ​​our destiny shared, our pain shared, and our joy shared, and even our mourning is shared. If they displace us from Mosul, the holy Najaf will be our home; if they slaughter us in Raqqah we will move to Damascus; if Mosul and Raqqah fall, then Aleppo and Basra will witness that the Lord is one and His house is the house of prayer wherever it exists.
O Muslims of the East, we faced together the foolishness of the Crusaders, and the darkness of the Ottomans, and the greed of the West. Together we will go back to Mosul and Nineveh, Raqqah and Aleppo, we will fast Ramadan again and welcome the birth of Jesus at Christmas. Before we rebuild the burned churches and mosques, we want to rebuild humans, who were created in God’s own image. God created us, people and tribes that we may know each other and build relationships of love with Him and with each other. He created us different out of great wisdom and endless love. He wanted us to have different religions so that we could worship Him in our diverse ways to enrich and serve each other, revealing in the process His own image and live His own culture, the Culture of love and giving. 
We will not leave, O Muslims of the East. The umbilical cord which joined us for centuries, neither ISIS nor the masters of ISIS will be able to cut. All our ways in the East lead us to you. All our prayers we lift with you and for you. They destroyed the Cross raised on our churches, but they will not be able to break the crucified one because He rose from the dead as a power of love and forgiveness. They burned the churches, but they cannot to dismantle the body of Christ on earth, because “on this rock I will build my church, and the gates of Hell will not prevail against it” (Matthew 16:18)
We are with you. Together we are the hands of God, and His feet, and His heart, and His face on this earth. Do not be afraid: Hulagu Khan ended and Genghis Khan fell, and all the conquests and occupations of the East and West were defeated only because we realized that hands that interlock can perform miracles. The road to Damascus, which was travelled by the Apostle Paul when he saw the light of Christ, is also leading to Beirut, Jerusalem, Baghdad, and Raqqah and Gaza, to Mosul and Nineveh. The Road to Calvary, which was walked by the great teacher Jesus, ended with a cross; this is our way, when we left our homes in Mosul and Nineveh and Aleppo. The Way of the Cross was never a way of brokenness and weakness. Jesus was crucified, He died and He rose again. He rose again for us and for you. He forgave us and you; He loved us and you. If we were to leave today, we would come back tomorrow to knock at your doors and stand on your doorsteps and eat from the same bread, because the table is not ours but it is God’s, and He is calling us to fill it with joy and love and to plant the fields of our homes with the seeds of peace and light."

vendredi 15 août 2014

Cela me rend triste

Comme certains, j'ai les yeux fixés et le coeur branché sur l'Irak, la Syrie, le Liban et je me tiens d'autant plus informée que des amis proches ont leur famille là-bas et que j'ai peur pour eux. 
J'ai aussi des amis sunnites, chiites et je sais qu'ils sont comme moi horrifiés sans avoir à le leur demander. 

Depuis quelques jours, je lis des commentaires qui s'enchainent sur les réseaux sociaux selon une dialectique pernicieuse.

Etape 1: Sommer les musulmans de France de se prononcer contre la barbarie du calife et de sa clique.
Remarquons, que les condamnations sont nombreuses mais que visiblement elles ne sont pas lu par ceux qui les appellent à grands cris.
Etape 2: Puis comme ils l'ont fait et pas qu'eux d'ailleurs de par le monde, mettre en doute leur sincérité car le musulman est duplice pour ne pas dire fourbe.
Etape 3: Faire remarquer aussi que l'islam est divers et que si certains musulmans disent clairement que ce groupe va à l'encontre de l'islam, tous le font pas.
Etape 4: Faire remarquer aussi que le coran dit tout et son contraire.
Etape 5: Vient le moment ou je me demande si derrière ces arguties, ne se cache pas tout simplement un rejet de l'islam bon teint. Il se cache plutôt mal d'ailleurs.


Au final, peut importe ce que les musulmans diront puisque nous ne les écouterons pas, ne leur ferons pas confiance, et profiterons même du sujet pour en remettre une couche sur d'autres sujets comme l'immigration par exemple.

Un jour, nous comprendrons peut être que cette attitude pousse les musulmans dans l’extrémisme plus radicalement que les prônes hargneux d’illuminés sanguinaires.
Ils auront beau faire, nous ne les voulons pas et si dégoûtés ils se tournent vers les haineux, par une galipette double axel piqué nous trouverons là une justification à nos préventions.
Bref, quoiqu'ils fassent, quoiqu'ils disent, nous les marquons du sceau de l'infâme.

Cela me rend triste mais la Vierge nous prend tous sous sa protection, chrétiens comme musulmans alors prions

jeudi 7 août 2014

Vivre et laisser mourir


Cette nuit, j’interpellais  Laurent Fabius, mon député et ma sénatrice sur la situation catastrophique pour les minorités irakiennes.

Ce matin, nous apprenons que Qaraqosh est tombé et que l’exode des milliers de personnes est en cours.

A midi, il fera plus de 40 degrés. Nous serons pour certains sous le soleil aussi, mais dans la version transat, coca rondelle et pour d’autres bien au frais sous la clim du bureau.



Prenons le temps de dire à nos députés, nos sénateurs et notre gouvernement :

que nous sommes derrière eux,
que nous soutenons toutes les initiatives courageuses qu’ils prennent et qu’ils doivent prendre encore face à la situation.


L’ONU doit aller plus loin sinon...

Nous vivrons et nous laisserons mourir.



lundi 4 août 2014

Tous les mêmes

S'il y a une chose qui m’agace, c ‘est lorsque un interlocuteur me balance à la figure, l’inquisition, la pédophilie de certains prêtres (On me parle plutôt de la pédophilie des prêtres parce qu’ils le sont tous non ?) ou encore des ors et des horreurs du Vatican illuminati.
Cela m’agace parce que quelque part on me demande à titre personnel, d’assumer les péchés, les dérives de l’église universelle et même les délires phantasmés du fameux interlocuteur.
L’idée sous-tendue est que si  je suis catholique, si je le  reste malgré tout ça cela c’est que je cautionne. Et mon interlocuteur se drape dans sa libre pensée pour me juger.
Au mieux, je suis une idiote abrutie par les rosaires au pire, je fais partie consciemment de cette lie et je mérite l’opprobre ou pire.

Bref, cela m’agace mais il en faudrait plus pour me mettre en colère d’autant que je trouve que je ne suis pas la plus mal lotie par les temps qui courent :
Etre Juif  et devoir faire son autocritique pour les massacres de Gaza.
Etre musulman et être sommé de se prononcer publiquement contre les djihadistes sous peine d’être accusé dans les deux cas de complicité avec la barbarie.
La conclusion auquel on peut arriver est que toutes les religions sont le mal et certains n’hésitent pas à sauter le pas (presque un pas de gigue joyeuse).
C’est tellement facile de généraliser surtout lorsque cela correspond à nos à prioris (et je me mets dans le même sac)
Lorsque l’on leur fait remarquer le bien que font les croyants dans le monde, ils balayent d’un revers méprisant l’argument parce qu’il n’y a pas besoin d’être croyant pour faire le bien.
C’est vrai, le bien et le mal sont équitablement partagés dans le monde que l’on soit croyant ou pas  et j’aimerai que cela soit un peu plus présent à l’esprit de tous, croyants ou pas.
C’est vrai qu’il est plus facile pour quelqu’un de reprocher à un homme, un peuple ses fautes et sa barbarie en s’appuyant sur le fait que sa religion est une horreur contrairement à la sienne ou en arguant du fait que toutes les religions ont dans leur essence même la violence sans reconnaitre que le mal est aussi en ceux qui n’en ont pas.
C’est aussi plus facile pour des salopards de se planquer derrière la religion pour justifier leurs turpitudes au nom de Dieu.
C‘est moins facile pour nous tous d’admettre que le mal est partout, à commencer en soi  et que le seul chemin n’est pas le rejet de l’autre mais la paix.
Se renvoyer nos fautes, nos erreurs et nos errements, se braquer sur nos vérités ou notre Vérité que nous ne sommes même pas capables d’appliquer  mais que nous assenons aux autres c’est finalement si facile.
Premier pour accuser alors qu’il faudrait être premier pour construire la paix.
Certes pour construire la paix il faut être deux mais il faut surtout un premier, celui qui se lance car il sait qu’il n’y a jamais de vainqueur dans nos querelles et nos guerres.
Le bien dans ce monde, c’est l’ensemble de ces premiers.
Il y en a heureusement dans notre quotidien et dans l’histoire des hommes.

Ils nous disent que nous sommes tous les mêmes, tous dans la même histoire et dans leur bouche c'est un signe d'espoir au lieu d'être un jugement désabusé.

lundi 21 juillet 2014

Quand même

Se réveiller encore nauséeuse des informations de la veille, 
Savoir d'avance que ce jour sera un autre hier à vomir tout autant.
Ne même pas avoir la force de croire que tout va s'arranger.
Appeler  Dieu, sa colère, son bras de justice.
Lui demander un signe pour pouvoir se lever quand même.

Puis lire:
« Maître, nous voudrions voir un signe venant de toi. » 
Il leur répondit : « Cette génération mauvaise et adultère réclame un signe, mais, en fait de signe, il ne sera donné que celui du prophète Jonas. 
Car Jonas est resté dans le ventre du monstre marin trois jours et trois nuits ; de même, le Fils de l'homme restera au cœur de la terre trois jours et trois nuits. 
Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en même temps que cette génération, et ils la condamneront ; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas. 
Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que cette génération, et elle la condamnera ; en effet, elle est venue de l'extrémité du monde pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon.


Regarder ce ن (N, Nazoréen, chrétien) mis sur mon mur sur les réseaux sociaux en soutien aux chrétiens de Mossoul qui ont vu cette lettre taguée sur leurs maisons comme un signe infamant et accusateur.

Regarder ce ن et y voir soudain la Lumière (نور, Nour), la Lumière du monde, celle qu'il ne faut pas mettre sous le boisseau.

Se lever parce que le signe a déjà été donné et que faute d'espoir, il y a l'espérance... quand même.
Se lever parce que d'autres ailleurs se lèvent.. quand même.
Se lever parce que la lumière se lève sur le monde... 

Quand même.

mercredi 25 juin 2014

Dans les limites du terrain



Régulièrement les médias font un article sur untel  qui se signe avant de tenter un penalty ou celui  qui se met à genoux et se prosterne après avoir marqué un but.
Quel est le sens de ces gestes. 
Personnellement, je pense que le bon Dieu a autre chose à faire que de s’occuper du score d’un match de foot  mais surtout que l’image que cela renvoie de la religion est celle d’une sorte de superstition avec des gestes grigri.


Les footballeurs comme tout le monde ont certes le droit de témoigner de leur foi mais est-ce la bonne façon et le bon endroit.
Imaginons, un étalagiste qui aurait décroché le prix de l’employé du mois et qui devant ces collègues rassemblés dans le magasin jubilerait en lançant un « Dieu es le plus grand » ou un « alléluia » tonitruant.


Personnellement, les gestes empreints de religiosité sur les terrains me dérangent car il y a aussi comme une surenchère de part et d’autre. Je me signe de la croix, tu te mets à genoux front à terre, je mets un tee-shirt à la gloire du Christ etc.
Certes cela n’est pas interdit par la Fifa et je serai la première à râler si c’était le cas mais je préfère nettement les autres joueurs qui ont aussi la foi mais qui prient dans leur chambre, qui se rendent dans leurs lieux de culte sans le claironner sur les toits et utilisent leurs cachets mirobolants pour soutenir les moins chanceux qu’eux.
Parler de sa foi à un journaliste qui vous interroge pourquoi pas mais dans les limites du terrain, qu’ils jouent au foot.

Non ?

vendredi 13 juin 2014

Parce qu’ils le valent bien


Le chaos fondamentaliste règne sur le Moyen orient. On s’entretue au nom de Dieu.
Les informations nous arrivent en pleine figure et nous tentons de nous faire une idée de la situation, de comprendre, de visualiser.

Imaginer ce que l’on peut ressentir lorsqu’il faut fuir sans rien parce que l’on craint la mort  sans savoir où aller et si cette fuite permettra d’éviter le pire.
Imaginer la vie dans les décombres pris entre deux feux  au quotidien parce que demain est juste une hypothèse.
Imaginer ou tenter d’imaginer l’impossible pour nous qui n’avons jamais vécu la guerre.
Imaginer car lorsqu’on est loin, on ne peut pas plus et c’est si peu.

Mais comment imaginer ce que l’on ressent  dans la tourmente, quand il faut prendre sur soi pour continuer à vivre malgré tout, nourrir sa famille, préserver au mieux ses enfants. Continuer.
Comment imaginer que pour l’immense majorité, la vie continue avec les autres communautés parce que la terreur ne doit pas gagner la bataille et que la haine c’est la vrai défaite.


Alors face aux messages terrifiants, aux images révoltantes, lorsque la colère monte et l’envie de vengeance pointe son nez, j’essaie de m’imaginer la famille de mon ami irakien et celle de mes amis syriens et leur courage quotidien pour continuer, pour ne pas perdre la bataille, la vraie, celle de la résistance à la terreur et la haine.


Je leur prends la main de mon amie, nous buvons un café en esquissant des sourires timides et nous tentons d’être courageuses comme ceux qui sont dans la tourmente en refusant la colère et la haine parce que sur place, ils nous donnent l’exemple du vrai courage et qu’ils valent bien que nous en fassions autant.