mercredi 19 novembre 2014

Dépasser la dose

Cela commence très jeune entre 13 et 16 ans, des jeunes se convertissent à l’islam et se radicalisent rapidement. Mais pourquoi ?
On nous dit qu’ils se convertissent tout seul et se radicalisent tout seuls sur internet.
Alors si en effet, ils ne passent pas par la case mosquée, ils ne découvrent pas l’islam tout seul quand même.
Ils n’ont jamais lu le coran mais fréquentent de jeunes musulmans qui ne l’ont pas lu non plus mais diffusent un mode d’emploi du salut hyper simple : la chahada, le ramadan et le hallal. Ils sont prosélytes ces jeunes qui trouvent sur internet les arguments pour déboussoler y compris des jeunes cathos pas assez formés à leur propre foi pour y rester fidèle. D’ailleurs quand ils se posent des questions sur leur propre foi, c’est sur des sites musulmans qu’ils tombent (même si cela s’arrange depuis un an ou deux).
Environ 80 % de ces jeunes  convertis qui ont sombré dans la radicalisation seraient issus de familles athées et 40 % d’entre eux auraient connu des épisodes dépressifs Lire à ce sujet ici
Je pense en complément que c’est l’âge ou l’on veut appartenir au groupe : alors si le groupe a certaines pratiques, modes, on y adhère pour s‘intégrer.
Bien qu’il soit dans une famille catho pratiquante, le jeune a des amis qui sont :
Soit athées et  ils se moquent de lui qui perd ses dimanches matins à aller à la messe (Non mais allo quoi !) 
Soit musulmans et ils lui disent que c’est bien d’être croyant mais qu’il est dans l’erreur parce que Jésus n’est qu’un prophète et que le salut c‘est l’Islam. Bizarrement, la pratique de l’Islam n’est pas moquée par les jeunes athées qui restent cois voire épatés par les courageux jeûneurs du mois de ramadan.
Pour avoir discuté avec de jeunes cathos, il faut être sacrement ancré dans sa foi pour tenir le coup.


Dans le cas d’un jeune d’une famille athée, c’est sans doute à peu près la même chose. Se convertir à l’islam, c’est s’assurer le respect de ses amis, à condition d’y mettre la dose.
Nous avons aussi les conversions pour se refaire une réputation, quand on a trop déconné. Mais pour celles-ci c’est triple dose.
Dans tous les cas le jeune converti a besoin que cela se voit.
C’est valable pour les garçons comme pour les filles. Il faut que cela se voie, il faut être plus musulman que les musulmans. On passe donc à la tenue islamique, on potasse sur internet (parce qu’à la mosquée ce n’est pas sous-titré, et on n’y comprend rien, et que l’imam est trop progressiste.. hein ?). On devient intégriste ou pire djihadiste si on tombe sur le mauvais reseau. 
Bref on se la joue, on met la dose et parfois on la dépasse et cela finit mal.


PS1 Il y a aussi des jeunes qui se convertissent parce qu’ils ont ressenti un appel divin, mon billet ne vise pas tous les cas bien sûr. C’est le fruit de mes réflexions qui ne sont pas définitives car fondées sur seulement quelques jeunes.


PS2 Je suis prête à en discuter mais je supprimerai tout commentaire qui me semblera phobique. 

mercredi 5 novembre 2014

La lampe sous le boisseau.

English langage below
Je tombe par hasard sur un discours du Pape le 28 octobre
Certes La Croix a fait un article sur ce sujet mais rien dans les autres médias.
Et pour cause. 
La presse nous donne ce qui nous intéresse et ce qui nous permet de nous positionner à bon compte comme des défenseurs du bien.

Le pape qui s’en prend à l’argent roi et à la culture du déchet en présence de Evo Morales fait consensus pour qu’on ne  mette pas son discours en lumière.
Il est casse pied ce pape.
Il nous balance les béatitudes en plein cœur quand nous voulons simplement un smartphone qui nous permette de nous chipoter sur le gradualisme.
Il nous colle sous les yeux Matthieu 25 quand nous préférerions  tweeter sur la couleur des rasoirs.


Il s’en prend au néolibéralisme quand nous nous y complaisons tentant de nous convaincre qu’en triant nos déchets et en envoyant un chèque à une ONG nous en faisons assez.
Il agace la gauche qui a renoncé depuis longtemps à la critique du néo libéralisme pour réduire son discours au libertarisme bobo, il agace la droite qui continue en douce à soutenir le néo libéralisme, il agace tout le monde en fait.
Il appelle à la conversion du système dont nous critiquons les dérives sans vouloir attaquer le mal à la racine parce que bon an mal an nous croyons y trouver notre compte. 
Nous crions haro sur les structures de péché, les deux pieds ancrés dans leur racine.
Il appelle à la conversion mais la souhaitons-nous autrement qu’avec un discours de façade.
Il appelle à la sainteté quand nous nous contenterions d’être de bienheureux consommateurs.
L’argent est roi, nous sommes tous ses serviles et il le dit.
Bref, il met la barre haute et nous préférons passer dessous en brandissant des étendards rassurants  qui nous évitent de la voir.

Et je suis la première concernée. 

The lamp under the bushel basket

I’ve just red a Pope’s 28 October speech.
Only rare articles were written on this subject for good reason .
The press gives us what interests us and what allows us to position ourselves cheaply as defenders of good.


The pope attacking the king money and culture of waste in the presence of Evo Morales make consensus on do not put light his speech.
This pope is breaking up.
He speaks about the Beatitudes when we just want a smartphone that enables us to quibble on gradualism.
He highlights Matthew 25 when we prefer debate on color razors.

He criticizes neoliberalism when we wallow on,  trying to convince ourselves that with our waste sorting and our check sending  to an NGO we are doing enough .
He annoys the left who has given up the critique of neo-liberalism to reduce his speech to libertarianism  he annoys the right who continues to support neo-liberalism. He  annoys everyone in fact.
He calls for the conversion of the system that we criticize the excesses without wanting to attack the problem at its root because year after year we believe we find our account in.
We cry out on the structures of sin, both feet rooted in their root.
He calls for the conversion but do we want more than a speech façade.
He calls to holiness when we confine ourselves to be blessed consumers.
Money is king, all we are serviles and he said it.
In short, he sets the bar high and we prefer to go under, waving reassuring banners that prevent us from seeing it.


And I'm the first in question.

vendredi 17 octobre 2014

C'est mon fils

Ce n’est pas parce que j’ai dit qu’il fallait attendre en confiance la fin du synode que je vais laisser passer l’interview du cardinal Burke qu’il a donné d’ailleurs hors synode à un media.
Cette interview en anglais semble avoir eu peu d’écho dans le monde francophone. Vous le trouverez en anglais là. Cet interview suit le témoignage d’un couple pendant le synode que vous pouvez lire ici 

Un extrait traduit pour les non anglophones « Des amis nous avaient l'intention de leur réunion de famille de Noël quand leur fils gay a dit qu'il voulait venir avec son partenaire. Ils croyaient aux enseignements de l'Église, et ils savaient que leurs petits-enfants les verraient accueillir le fils et son partenaire dans la famille. Leur réponse pourrait se résumer en trois mots: «Il est de notre fils ».
Quel modèle d'évangélisation ce serait dans les paroisses si elles répondaient à des situations similaires dans leur entourage! C’est un exemple concret de ce que l'Instrumentum laboris dit sur ​​le rôle de l'enseignement de l'Église et sa mission principale qui est de faire connaître au monde l'amour de Dieu. »

Le cardinal répond donc à ce témoignage dans une interview  dont je vous en traduis un extrait :
« "Si les relations homosexuelles sont intrinsèquement désordonnés, qu'est-ce que cela signifierait pour petits-enfants de voir présent à une réunion de famille un membre de la famille qui vit une relation désordonnée avec une autre personne? Nous ne voulons pas que nos enfants puissent avoir l'impression que les relations sexuelles en dehors du plan de Dieu sont bien, qu’on ait l'air de cautionner des actes gravement coupables de la part d'un membre de la famille[…] Et nous ne devrions le faire dans le contexte d'un membre de la famille qui ne souffre pas seulement de l'attraction du même sexe, mais qui a choisi de vivre cette attraction, d'agir, commettant des actes qui sont toujours et partout le mal, mal.». 
Il a ajouté, cependant, que «les familles doivent trouver un moyen de rester près d'un enfant dans cette situation - à un fils ou petit-fils, ou quoi que ce soit - dans le but d'essayer de tirer la personne loin d'une relation qui est désordonnée. "
Sarah, encore une anglophone lui pose plusieurs questions ici

J’ai juste envie pour ma part de lui raconter ceci :
J’ai invité à mon domicile, dans ma famille un couple homosexuel plusieurs fois car c’étaient des amis bien avant mon mariage. Depuis, l’un d’eux est mort du sida accompagné jusqu’au bout par l’autre.  Mes enfants les connaissaient bien.
J’ai expliqué à mes enfants qu’avant d’être homosexuels, ils étaient nos amis et que ce qui  passait dans leur chambre ne nous regardait pas.  D’autant que leur relation n’était  pas que sexuelle (pendant les longues années de la maladie elle ne l’était même pas du tout). Leur relation n’était pas à mon sens « désordonnée »  si  certains de leurs actes privés l’étaient.
Je trouve que le cardinal Burke fait bien peu confiance à ses ouailles qu’il semble croire incapables d’expliquer cette situation à leurs enfants.
Nos enfants peuvent fréquenter des homosexuels,  ce n’est pas contagieux :) 

Je m’imagine à la place de ce couple australien et leur réponse est la mienne. C’est mon fils. Il ne s’agit pas de « cautionner » mais simplement d’accueillir de façon inconditionnelle son enfant quel que soit  ses choix (ou pas) de vie.

J’étais là lorsque Jean Michel est décédé. Pendant ses dernières heures, j’ai accompagné son père qui a appris en même temps l’homosexualité de son fils et sa mort imminente. L’horreur totale. Jean Michel n’avait jamais osé lui en parler. Alors depuis plusieurs années, ils ne se voyaient plus pour éviter le sujet.  Je lui ai raconté combien Jean, son ami avait été là, toujours. Il a vu sa peine immense à la hauteur de la sienne.
Il aura fallu que Jean Michel meure pour que son père lui dise « tu es mon fils et je t’aime quoiqu’il en soit »
Ce papa catholique pratiquant n’a pas su donner à son fils l’image d’un père qui lui aurait permis de croire que Jésus l’aimait. Nous avons prié ensemble dans la chapelle de l’hôpital pour Jean- Michel,  pour Jean son ami et pour lui qui allait continuer à vivre avec ce poids.
Je sais que Jean Michel voulait l'amour du Christ  alors à sa façon notre petite famille lui donnait ce qu'elle pouvait, pas une approbation, ni une caution mais simplement l’amour de vrais amis qui sont là dans les joies et les peines. 
J’étais enceinte lorsqu'il nous a quitté et mon fils porte son nom, celui d'un ami qui me manque. Je n'oublie jamais dans mes prières Jean Michel, son père et Jean. C'est un sourire qui me vient quand je pense à lui.

Si cela n’est pas permis d’après monseigneur Burke c’est bien dommage, mais je n’ai pas l’intention de changer d’attitude.

Mise à jour après la conférence de presse du jour:


Ça rassure :)


mardi 14 octobre 2014

La pastorale de l’échelle à barreaux


In English below

Le document de synthèse des débats de la première semaine du synode a choqué certaines personnes dont j’ai lu les articles de blog.
J’ai été étonnée puis navrée de leurs réactions à plusieurs titres.
Premièrement il ne s’agit que d’un document de travail pour alimenter la réflexion des groupes durant la seconde semaine. 

Pourquoi crier avant d’avoir éventuellement mal ? Peut-être auraient ils préféré que l’on ne connaisse pas la teneur des débats mais n’auraient –ils pas alors pointé du doigt ce manque de communication ?

Pourquoi d’autre part utiliser un langage guerrier (victoire, contre-attaque etc.)  alors que le synode doit faire émerger une synthèse éclairée par l’Esprit Saint. Mais peut-être ne sommes-nous pas convaincus du rôle de l’Esprit Saint dans le synode en y voyant qu’une bataille entre deux camps ?
Pour rentrer plus en détail dans les reproches faits à ce texte, il semble que certains aient peur de voir la doctrine morale de l’Eglise changer.  D’autres battent des mains croyant voir une révolution dans ce texte.

Tout ça parce que nos évêques se sont penché avec un esprit d’écoute miséricordieuse sur un certain nombre de sujets.  
Cette attitude n’a rien de révolutionnaire, c’est celle du Christ !
Aller vers les pécheurs, regarder ce qui est bon en eux et les encourager à grandir au lieu de les enfoncer dans leur péché.  Qui a critiqué le Christ en son temps ?


Si le mot péché n’est pas employé dans ce texte e n’est pas parce que les évêques ne croient plus qu’il y ait péché mais parce que l’on n’attire pas une mouche avec du vinaigre.

Si la doctrine sur le mariage n’est pas plus réaffirmée dans ce texte cela ne signifie pas qu’elle serait oubliée. De quoi avons-nous peur ? Que l’on axe la pastorale sur ceux qui peinent à gravir les barreaux de l’échelle de la sainteté au détriment de ceux qui sont déjà sur les derniers échelons. Nous voulons une distribution de bons points et de mauvais points, qu’on nous dise que nous sommes les premiers de la classe  de façon à pouvoir regarder de haut les autres avec un esprit serein ?

Il n’y a pas de quoi battre des mains non plus, rien de révolutionnaire ici. Combien de prêtres et de laïcs en mission ou pas vivent au quotidien cette pastorale et il est bon de les  sécuriser dans leur discernement pastoral miséricordieux. Oui ils sont dans le vrai lorsqu’ils accueillent les gens quel que soit leur niveau de croissance et si c’est cause de scandale dans leur paroisse, il faut vraiment se demander si nous voulons une Eglise de saints ou une paroisse de saintes nitouches bien entre elles.  


Bref, le synode est loin d’être fini et au lieu de chercher la petite bête, avançons dans la confiance  
L’esprit Saint guide l’Eglise depuis plus de 2000 ans.


Pastoral ladder

The executive summary of the proceedings of the first week of the synod has shocked some people I have read blog articles.
I was surprised and sorry to their reactions in several ways.
Firstly it is only a working document for reflection groups during the second week. Why scream before evil? Maybe they would have preferred that we do not know the content of the debates but-they would not be singled out for this lack of communication?
Why use a second language warrior (victory against attack etc.) while the synod should be informed by the Holy Spirit synthesis emerge. But maybe we're not convinced of the role of the Holy Spirit in the synod in seeing a battle between two camps?
To get more detail in the criticisms of this text, it seems that some are afraid to see the moral teaching of the Church to change. Other clap fancying a revolution in this text.
All that because our bishops are addressed in a spirit of compassionate listening on a number of topics. 
This attitude is nothing revolutionary, is the one of Christ !
Go to sinners, look at what is good in them and encourage them to grow instead of sinking into their sin. Who criticized Christ in his time?
If the word sin is not in that text e is not because the bishops do not believe that there is sin, but because it does not attract a fly with vinegar.
If the doctrine of marriage is as reaffirmed in this text that does not mean she would be forgotten. What are we afraid of? That pastoral one axis on those who are struggling to climb the rungs of the ladder of holiness at the expense of those that are already on the top rungs. We want a distribution of good and bad points, we want to be told that we are the first class in order to be able to look down on others with a calm mind?
There is nothing to clap either, nothing revolutionary here. How many priests and laity in mission or not live this pastoral experience daily and it is good to secure them in their compassionate pastoral discernment. Yes they are right when they welcome people regardless of their level of growth and if this is a cause of scandal in their parish, you really wonder if we are a Church of saints or goody two shoes parish.
In short, the synod is far from over and instead of nitpicking, moving in trust. 
The Holy Spirit guides Church for over 2000 years.

lundi 13 octobre 2014

25 ans.

In english bellow

25 ans de mariage.

Je vous en parle non pas pour recevoir vos congratulations mais pour vous dire comment je ressens cet anniversaire.

Cet anniversaire je ne veux pas qu’il soit vu comme une victoire héroïque à l’heure où tant de couples se séparent.

Cet anniversaire, je ne veux pas qu’il soit ressenti comme une leçon  par ceux qui me lisent. Comme si je m’en glorifiais et leur donnais des leçons.

Cet anniversaire je n’en tire aucune fierté, c’est un doux moment pour remercier tous ceux qui l’ont permis.


Un premier remerciement à nos parents qui ont su accompagner ces années et celles qui les ont précédées d’amour, de soutien discret mais réel, qui ont su partager nos joies et nos difficultés avec empathie en respectant nos choix qu’ils ne comprenaient pas toujours et auxquels ils n’adhéraient pas toujours non plus.



Merci  à nos enfants. Ils sont pour nous  un émerveillement permanent et une source d’amour perpétuelle.  Les plus grands ont leur vie ailleurs et pourtant même loin, ils sont là. Lorsque nous nous retrouvons, il nous semble que nous nous sommes séparés une heure avant.  Merci à vous cinq d’être vous et d’être là.

Merci à nos amis proches, ils ne sont pas si nombreux et se reconnaitront. Merci pour ce long compagnonnage qui a survécu aux expatriations et ce n’est pas fini :)

Merci Seigneur toi qui porte notre couple loin d’être parfait dans tes bras si forts et si miséricordieux.

Cet anniversaire est un doux moment pour regarder non pas derrière mais devant, te redire comme chaque jour :
Je t’aime, j’ai confiance en toi, en nous, en Dieu.
Je t’aime et cet amour restera fertile tant que nous le partagerons autour de nous.
Je t’aime et je reste abasourdie chaque jour du fait que tu m’aimes malgré mes failles (et mon sale caractère) et malgré mes défauts ( et mes ronflements).
Nous avons pris la route ensemble devant Dieu et les hommes il y a 25 ans.  Confiants, malgré les difficultés nous avons avancé ensemble.
Et comme tu tiens toujours ma main, je ne crains pas les ornières, les tournants ni les bosses que nous croiserons encore.

Merci.


25 years of marriage.

I don’t want to receive your congratulations but to tell you how I feel this anniversary.
This anniversary I do not want it to be seen as a heroic victory at a time when so many couples separate.

This anniversary, I do not want it to be perceived as a lesson for those who read me. As if I gloried and gave them lessons.

This anniversary I do not take any pride of it, it's a sweet moment to thank all those who helped.

First, thanks to our parents who have accompanied these years and those before with their love, their discreet but real support, who were able to share our joys and difficulties with empathy even when they did not always understand our choices and they did not adhered either.

Thanks to our children. For us, they are a permanent source of wonder and a perpetual love. The elders have their lives elsewhere. Yet they are here. When we meet, we feel that we split an hour before. Thank  for being you and to be here.

Thanks to our close friends, they are not so numerous and will recognize. Thank you for that long companionship that survived the expatriation and it’s not over :)
Thank you Lord. You’re bringing our couple far from perfect in your arms so strong and merciful .

This anniversary is a sweet moment to look not behind but ahead:
I love you, I trust you, us and God.
I love you and that love will remain fertile as we continue to share it around us.
I love you and I am stunned every day that you love me despite my flaws (and my bad temper ) and despite my faults (and my snoring ) .

We took the road together before God and men it was 25 years ago. Confident, despite the difficulties we have advanced together.
And as always you hold my hand, I am not afraid by ruts, bumps or turnings we will cross again.

Thank you .

jeudi 2 octobre 2014

Le "comme" difficile à avaler

In English bellow

Hier soir, je n'ai pas fini ma prière. J'ai bloqué sur cette phrase : Pardonne nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés
Soudainement je me suis dis qu'Il n'allait pas nous pardonner beaucoup quand on voit à quel point nous pardonnons peu et pourtant l'enjeu du salut est là dans le mot comme.
Si vous remettez aux hommes leurs manquements votre Père céleste vous remettra aussi ; mais si vous ne remettez pas aux hommes, votre Père non plus ne vous remettra pas vos manquements ». (Mt 6, 14-15)
Alors qu'attend il de nous, quel est ce pardon qui nous donnera le salut ?



Une image m'est venue à l'esprit, celle du père qui n'attend pas même pas la demande de pardon du fils prodigue pour lui ouvrir ses bras. 

Il lui suffit de le voir revenir vers lui dans la détresse.

C'est juste énorme !

Pardonner sans même attendre une demande de pardon. 

Pardonner à priori.

La barre est bien haute, si haute qu'elle semble impossible à atteindre.

Me voilà plantée, les yeux levés vers cette barre à la recherche d'une phrase qui pourrait m'aider à m’élever.

Alors une fois de plus, je vois l'arbre de Jonas



Le Seigneur Dieu donna l’ordre à un arbuste, un ricin, de pousser au-dessus de Jonas pour donner de l’ombre à sa tête et le délivrer ainsi de sa mauvaise humeur. Jonas se réjouit d’une grande joie à cause du ricin.
 Mais le lendemain, à l’aube, Dieu donna l’ordre à un ver de piquer le ricin, et celui-ci se dessécha.
 Au lever du soleil, Dieu donna l’ordre au vent d’est de brûler ; Jonas fut frappé d’insolation. Se sentant défaillir, il demanda la mort et ajouta : « Mieux vaut pour moi mourir que vivre. »
Dieu dit à Jonas : « As-tu vraiment raison de te mettre en colère au sujet de ce ricin ? » Il répondit : « Oui, j’ai bien raison de me mettre en colère jusqu’à souhaiter la mort. »
Le Seigneur répliqua : « Toi, tu as pitié de ce ricin, qui ne t’a coûté aucun travail et que tu n’as pas fait grandir, qui a poussé en une nuit, et en une nuit a disparu.

C'est tellement moi.
La barre n'est pas si haute si je cesse de me lamenter sur le mal que l'on m'a fait, si je cesse de me concentrer sur ma peine, mon désir de vengeance, si comme Dieu je suis " compatissante, je fais grâce, lente à la colère (patiente), riche en bienveillance et en fidélité. »
L'amour précède le pardon.
Aimons et le reste suivra.



The "as" hard to swallow

Last night, I have not finished my prayer. I stuck on this sentence: Forgive us our trespasses as we forgive those who trespass against us
Suddenly I said to myself that he was not going to forgive us a lot when we see how little we forgive and yet the issue of salvation is in the word like .
"If you forgive others their failings your heavenly Father will also deliver ; but if you do not forgive others , your Father also does not forgive your failings . " (Matthew 6 : 14-15)
While he expects of us , what is that forgiveness will give us salvation?




An image came to mind , that of the father who did not even expect the apology of the prodigal son to open its arms.

Just to see him come back to him in distress.

It's just huge !

Forgive without even waiting for a pardon .

Forgive priori .

The bar is high , so high that it seems impossible to achieve.

Here I planted, looking up at the bar looking for a phrase that would help me rise .

So once again , I see the tree Jonas



The Lord God gave orders to a shrub, a vine , to grow over Jonah to give shade for his head and how to deliver his bad mood . Jonas is looking forward to a great joy for the gourd .
 But the next day at dawn, God commanded a worm poking castor, and it was dried up .
 At sunrise , God ordered the burning east wind ; Jonas insolation was struck . Feeling faint, he demanded the death and added: " It is better for me to die than to live . "
God said to Jonah, "Do you really reason to be angry about the vine? " He replied:" Yes, I have good reason to get angry to wish for death . "
The Lord replied, " Thou hast had pity on the gourd , which cost you no labor and which you did not grow , which pushed in one night, and one night disappeared.

It's so me.
The bar is not that high if I stop lament over evil that was done to me, if I stop to focus on my pain , my revenge, as if I am God " compassionate , I gracious, slow to anger ( patient ) , abounding in love and faithfulness . "
Love precedes forgiveness.
Love and the rest will follow .




mardi 30 septembre 2014

Une bonne idée pour les pauvres ?


In English bellow
Le gouvernement britanique va d'introduire des cartes de prestations pré-payées pour empêcher  les prestataires de dépenser leur argent en l'alcool, drogues ou  jeux.
En effet, un prestataire sur 15 est dépendant à une drogue et un sur 25 à l’alcool.
L’idée est donc de les forcer à utiliser l’argent public en dépenses alimentaires.

Pour ce faire, ces cartes prépayées utilisables chez Tesco et Asda  ne permettront pas l’achat d’alcool, de tabac.
Ce pourrait être une bonne idée mais ces cartes ne permettront pas non plus l’achat d’unités téléphoniques ou de tickets de transport bien utiles pourtant pour rechercher un emploi.
Elles ne permettront pas non plus de payer la laverie en libre-service ou le coiffeur qui permettent de pouvoir se rendre à des entretiens d’embauche dans une tenue correcte.


Enfin, n’est-ce pas une sorte de discours stigmatisant le pauvre qui gaspille l’argent public ?
Je viens d’arriver et je ne suis donc sans doute pas encore acclimatée mais sur ce genre de sujet, je vais avoir du mal.


A good idea for the poor ?

The british government will introduce pre-paid cards to prevent benefits claimants  spend their money on alcohol, drugs or games.
Indeed, a provider 15 is dependent on a drug and 25 to alcohol.
The idea is to force them to use public money in food expenditures.
To do this, these prepaid cards for use at Tesco and Asda will not allow the purchase of alcohol and tobacco.
It might be a good idea but these cards do not allow either the purchase of telephone units or transport tickets yet very useful to seek employment.
They will not allow either to pay the self-service laundry or hairdresser really helpful  to go to a job interview in a dress.
Finally, is not it a kind of discourse stigmatizing the poor wasting public money?

I just arrived and I am therefore probably not yet acclimated but on this kind of topic, I'm having trouble.