vendredi 18 novembre 2016

Servant(e)

Dans une paroisse très chère à mon cœur, un groupe de « servantes de la liturgie » se met en place...

J’ai l’occasion d’en voir tous les étés dans la paroisse de vacance de mes beaux-parents depuis quelques années.
Elles sont arrivées en même qu’un « camp de Vacances » disparu depuis, dont les prêtres avaient été autorisés à faire des messes en latin, dos au peuple dans la cathédrale. 
Cette année, il n’en restait que deux, avec leurs bandanas blancs et leurs capes blanches.
Il semble qu’il y ait des problèmes de recrutement et dans d’autres paroisses aussi si on en croît cet appel d’une paroisse parisienne.


Il faut dire que l’argumentaire publicitaire est un vrai repoussoir :
 « C’est un vrai "travail" de filles : être attentive aux petits détails, à ce qui rend la liturgie, la prière et la communion des chrétiens plus vraies et plus profondes. Les servantes d’assemblée sont placées au niveau des premiers rangs et interviennent pour différentes tâches qui facilitent le "travail" des servants d’autel, aident les gens à mieux prier ou à se déplacer plus facilement » 
Copié collé à partir du site d’une paroisse que je ne nomme pas par pure charité chrétienne

Depuis quelques années un sexisme inapproprié en Eglise reprend du poil de la bête.
On commence par des réflexions  aux filles servantes d’autel de la part de diacres, d’autres servants d’autel, pour bien leur faire comprendre qu’elles n’ont rien à faire là, même si le curé les trouve à leur place.  Le service de l’autel est une affaire d’hommes.
Puis une fois entériné dans les faits, une fois les servantes d’autel disparues du paysage, on propose aux éventuelles nouvelles postulantes un truc trop bien : Tan daaan … Servante de salle ! Génial !!!
Et il y même la panoplie de Servante qui va avec !  Parce l’aube (symbole du baptisé) c’est réservé aux mecs et que toi ma fille c’est mieux que tu te couvres les épaules et peut être les cheveux non ?
Au passage je fais remarquer que leurs « services » sont effectués sans problème dans les autres paroisses par des laïcs sans cape et sans bandana, mâles et femelles.
Je ne peux résister au plaisir de citer aussi Sr Céline, vierge consacrée responsable des servantes d’assemblée sur deux paroisses : « On peut dire que les filles sont l’image de l’Église, épouse du Christ, et les garçons celle du Christ serviteur, tête du corps de l’Église. »
Trop bien ! Un papa, une maman et les cochons seront bien gardés.  On croit rêver.
Alors pour justifier le truc, on cite Benoit XVI (On cite toujours Benoit ou Jean Paul quand ça arrange et comme ça arrange)
Benoit donc qui s’adressait en 2006 aux servants d’autel (et pas aux servantes hein
On oublie pourtant son discours plus récent en 2010 dans lequel il s’adresse aux servants et aux servantes d'autel (AAaargh)
Oui je sais, ça ne fait pas parti du magistère mais la servante non plus.

Dans une paroisse très chère à mon cœur, un groupe de « servantes de la liturgie » se met en place...
Je pense qu’à Noël cette année, j’irai ailleurs.

Je ne veux pas que ma fille, ancienne servante de cet autel voit ça et claque la porte. 

mercredi 16 novembre 2016

Egalité? Et puis quoi encore !

Quelqu’un disait du christianisme que c’était une secte juive qui avait réussi. 
Je ne suis pas une spécialiste de l’histoire des religions mais il faut bien reconnaître que la conversion de Constantin a grandement favorisé la croissance de l’église.
Il est en effet plus aisé et stratégique de rallier le Christ lorsqu’il est soutenu par l’empereur Constantin que lorsqu’il est mis en croix par le représentant de l’empereur Tibère.
Cette « réussite » a fait de ma religion une source et une caution du pouvoir étatique dans bien des pays.
Bien sûr il y a eu des François d’Assise, des Luther, des abbés Pierre, des hommes et des femmes qui ont vécus leur foi en résistant à la tentation du pouvoir et des ors. Bien sûr ils sont donnés en exemple dans nos églises mais il faut bien reconnaitre que la chrétienté s’est répandu avec le pouvoir en Europe et ailleurs, réglant les rapports sociaux, la vie familiale et même individuelle par la morale.

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Par conséquent, le modèle de l’homme bien dans la conception européenne aux racines judéo-chrétiennes est celui qui répond à l’application (au moins en façade) d’un certain nombre de normes. Il est marié, blanc, avec des enfants, droit dans ses normes, fidèle aux messes et aux quêtes. Il est charitable avec ceux qui sont dans le besoin (mais n’en pense pas moins). Il s’apitoie sur ceux qui sont hors norme (parce qu’il sait en son for intérieur qu’il est exemplaire, un modèle à suivre).  
Si cet homme bien est en voie de disparition, il en reste quelques spécimens mais surtout des scories normatives.
En effet, à l’heure actuelle, la morale chrétienne relève de l’histoire, de la culture. La société s’organise différemment en s’appuyant sur des principes qui pour certains n’auraient pas déplus au Christ (L’égalité de tous y compris les minorités par exemple) mais qui ont le don d’hérisser le poil de notre homme modèle.
Cette égalité est le problème majeur de l’homme en société. Intuitivement on sent bien que tous les hommes sont égaux mais dans les faits, nous recherchons tous à être « plus » que les autres.
L’égalité nous fait peur parce qu’inconsciemment ou pas, nous voulons avoir des pauvres, des marginaux, des arabes qui nous permettre de nous sentir mieux qu’eux.
Si les minorités la ramènent et demandent l’égalité, c’est insupportable parce que non seulement ils ont alors les mêmes droits que nous mais ils nous font tomber de notre piédestal reléguant aux oubliettes notre rôle de modèle exemplaire.
Si les habitants des pays plus pauvres ne se contentent pas de nos miettes charitables distillées en local et viennent s’installer dans nos rues pour prendre leur part du gâteau, C’est insupportable. Il ne manquerait plus qu’ils deviennent diplômés… comme nous !
Alors, la réaction est violente, on s’arque boute, on vote Trump, Brexit ou Le Pen.
C’est ce qui est à l’œuvre en ce moment dans nos sociétés.

Vous me direz mais pourquoi lier le christianisme avec cette réaction? Je ne lie pas le christianisme mais ses dérivés et dérives: Un modèle d’homme fantasmé qui est bien loin de celui qui devrait nous guider : Le Christ.

jeudi 17 décembre 2015

L’acceptabilité sociale ou jusqu’où peut-on pousser trop loin le bouchon ?


L’AFP ce matin a proposé un article repris parplusieurs journaux à propos de la SNCF qui expérimente des nouvelles technologies pour détecter les comportements ou les bagages suspects et d’un projet de loi « sécurité dans les transports »qui  permettrait aux agents de sécurité de la SNCF et de la RATP de procéder à des palpations de sécurité ou de fouiller des bagages avec l'accord des passagers.
"On teste pour savoir si ça n'identifie que les gens qui ont une intention négative, un agresseur, ou un +tripoteur+, mais aussi l'acceptabilité sociale", pour voir si les voyageurs sont prêts à accepter de telles technologies, une fois l'état d'urgence levé.

L’acceptabilité sociale, le mot est dit.

Il faut savoir que ce concept est né au sujet de projets ayant un impact environnemental. Les entreprises cherchant à mesurer le risque d’un rejet par la population d’un projet (extraction de gaz de schiste, mine d’or etc.) ont développé un kit du « comment faire pour que la population accepte un projet ».  Lire à ce sujet : L'acceptabilité sociale, ou l'art de se faire avoir?  


Cette acceptabilité sociale arrive donc chez nous en même temps que la question de la fin de l’état d’urgence. Au risque de caricaturer la question qui se pose est : Jusqu’où peut-on pousser trop loin le bouchon sur les libertés sans avoir à gérer une contestation nuisible au projet de bouchon ?
Peut-on donc vérifier la température corporelle des gens et le volume sonore de leur discussions dans les gares ou les trains si on arrive à faire la différence entre une poussée de chaleur due à la préparation d’un mauvais coup et celle due à l’arrivée de la ménopause ?
La question n’est pas a-t-on le droit de le faire mais comment le faire de façon efficace et sans être enquiquiné par les citoyens empêcheurs de fliquer en rond.
Le glissement est déjà fait.
Quelles informations doivent permettre cette acceptation ? 
Facile ! LES ATTENTATS !!! et la caution servile de SOS racisme érigé en grand défenseur des droits puisque le  défenseur des droits en titre fait part de ses sérieuses réserves.

Mais laissons là la SNCF et regardons maintenant le sujet « état d’urgence ».
Voté pour trois mois à la quasi- unanimité des députés (6 contre) suite au choc des attentats, il doit donc logiquement cesser le 26 février 2016.  Mais, en tirant un peu plus sur la corde « peur des attentats », on pourra peut-être en prolonger les effets pendant 6 mois  et tant qu’on y est, constitutionaliser le bouchon.
Plus de trois cent personnes assignées à résidence pour trois mois, le seront pour 6 mois de plus.
Et après ? On en fait quoi ?
La radicalisation est selon Wikipedia : Un ensemble de gestes qualifiés d'« extrêmes » ou qui découlent d'une interprétation plus littérale des principes d'un système, qu'il soit politique, religieux ou économique. Selon The International Centre For The Study Of Radicalisation And Political Violence (ICSR), la radicalisation mène à « différents types d'activisme extrême, incluant le terrorisme.
J’aimerai bien avoir une définition claire et precise du mot « radicalisé » dans le cadre de ce projet de centres de rétention et avoir des précisions sur la durée de ces retentions, sur le programme des activités dans ces centres, avant que le gouvernement nous embarque dans un projet de Guantamo à la française.


Une bonne acceptabilité sociale est sans doute possible sur ces projets  mais j’espère que nous serons quand même nombreux à exprimer notre désaccord.

jeudi 19 novembre 2015

Les méchants c’est pas très gentil


Mais qui sont  ces méchants ?

Ceux qui tuent des passants, à Paris, Beyrouth, Bagdad, au Nigeria et dans tant d’autres lieux qui sont dans la quasi-totalité des cas hors d'Europe.

Mais pourquoi sont méchants ?
Parce qu’ils veulent reprendre le pouvoir en Irak mais comme ils n’y arrivent pas légalement, ils pillent une banque, volent des armes et  tentent le coup.
Alors, ils tentent de recruter et faute de ralliement massif, ils payent l’allégeance en espèces sonnantes.
Alors, ils tentent de nous faire croire et peut être de se convaincre que la religion est leur motivation.
Alors ils font le tri dans les textes de l’Islam pour se justifier.
Alors, ils s’attaquent à plus minoritaires qu’eux pour marquer les esprits sans prendre de risque (Yezidis, Chrétiens)
Alors, ils profitent de la désorganisation du pays voisin en pleine guerre civile pour étendre leur pouvoir et là, leurs chevilles enflent ; Ils vont conquérir le monde pensent-ils.
Alors ils ratissent large (voyous, faibles d’esprit, aventuriers du bac à sable, d’autres mouvements ailleurs qui partagent en local ce désir de pouvoir)
Alors, ils renvoient en Europe quelques lobotomisés qui glissent leur colère et leur mal être personnels dans la boite à penser simple qu’ils leur ont préparé.
Alors ils jubilent quand une poignée de voyous recyclés et quelques nanas qui n’ont pas compris qu’il y a d’autres façons de se faire sauter s‘attaquent à des gens aussi désarmés  que leurs frères et sœurs de Beyrouth, de Badgad ou du Nigeria.

Alors ?

Alors il faut raison garder et, s’il faut faire en sorte de limiter la casse, le risque zéro n’existe pas plus ici qu’ailleurs. Nous aurons beau multiplier les lois, les contrôles synonymes pour nous de moins de liberté, il y aura toujours des espaces dans lesquels ils se glisseront.

Alors il faut prendre du recul et ne pas s’enfermer dans sa propre prison mentale peuplée de peurs et de raccourcis simples.

Alors, il faut éviter de suivre en boucle les commentaires d’experts autoproclamés, de politiciens en campagne dont les réseaux algorithmés et les chaines d’infos en continu nous submergent.

Alors, il faut vivre le plus normalement possible.

Alors il faut  sourire dans la rue aux gens que l’on croise.

Alors il faut ne pas devenir méchant à notre tour.


Parce c’est pas très gentil les méchants,
Parce qu’il y en a peu mais qu’ils sont déjà trop nombreux.


Parce qu’à la fin, ils perdent.

vendredi 13 novembre 2015

De quel droit me direz vous.

Trois minuscules années au Liban. Trois années de joies, de larmes et de « joie quand même » me donnent elles le droit de parler ?
J’ai connu en direct la solidarité lors des attentats de 2005, celle de 2012 depuis mon canapé et à nouveau  l’absurde frappe.

Certes l’alliance active du hezbollah avec  le camp El Assad dans la guerre syrienne explique cette nouvelle tragédie mais des innocents sont morts une fois de plus.
De quel droit le hezb s’est-il permit d’intervenir en Syrie au risque d’amener le chaos au Liban ?
De quel droit le Liban doit être une fois de plus le refuge de tant de déshérités  (Palestiniens puis syriens et les irakiens) au risque de devenir un pays majoritairement peuplé de réfugiés ?
De quel droit un groupe de dignitaires religieux négocie avec des preneurs d’otages à la frontière ?
Et pire, de quel droit, ce pays reste sans présidence depuis la fin de mandat de Sleiman ?
Mes questions feront sans doute rire jaune mes amis libanais car  dans ce pays, on fait fi du droit
Par contre dans ce pays on sait se dresser quand la coupe est pleine
Est-elle pleine comme les poubelles ou faudra-t-il encore des morts pour que de nouveau le cœur prenne le dessus ?
J’espère, mais de quel droit, que les politiciens de tous bords vont cesser les chicayas
J’espère, mais de quel droit, que la solidarité en actes se déploie à Bourj el-Barajneh comme elle a su se déployer à Achrafieh

J’espère, mais de quel droit, que mes amis libanais vont se mobiliser à nouveau pour plus que des poubelles en politique comme dans les ruelles.


dimanche 12 juillet 2015

Co-errance – Cohérence


Certes c’est l’été, le moment tant attendu pour lézarder sur la plage, penser à autre chose  mais c’est aussi chez nous le temps du regroupement familial.  
La tribu se retrouve et les veillées reprennent avec nos enfants qui sont pour la plupart de jeunes adultes. 
Les sujets qui reviennent souvent sur le tapis tournent tous plus ou moins autour des choix de vie et de leur cohérence avec nos idées et notre foi.


Il est si facile de tenir des discours engagés, de fustiger le « système », d’énoncer des solutions radicales qui commencent par « Yaka, YzonKa, Faukon » (et les parents ne sont pas de reste). 
Mais au-delà des envolées anarcocatholyriques, il reste un gout amer dans l’arrière gorge.
Le système, nous en faisons partie alors que faire pour passer de la co-errance à la conversion. Sommes- nous prêts à des choix radicaux ?
Comme le jeune homme riche (v16 et suivants), une fois l’exaltation passée, reste la tristesse de ne pas en être capable …



Alors on tente les « mesurettes » : Co-voiturage, colocation, recyclage, compostage, marché de l’occasion et du troc, amap, gestes écoresponsables,  dons aux œuvres, bénévolat etc.

A défaut de conversion, au moins sommes-nous un peu cohérents.

jeudi 26 mars 2015

Prend une Valda quoi !

English langage below : Take a chill pill


J’en viendrais presque à regretter l’initiative du pape d’organiser un synode sur la famille lorsque je vois des  laïcs et des prêtres tenter de faire pression sur le synode à venir via les medias par le biais de lettres ouvertes, de petites phrases reprises avec délectation par certains ou sujettes à anathème pour d’autres.


J’avais déjà été un peu agacée par la lettre de laïcs français qui semblait, mais je peux me tromper, adjurer les catho de base à s'exprimer dans leurs paroisses dans le cadre du questionnaire préparatoire à la seconde réunion synodale. 
Comme si nous avions besoin de leur exhortation pour osez parler à nos prêtres. Comme si par notre silence coupable, nous allions favoriser la "réaction" (Tiens cela me rappelle quelque chose). 


Et voilà que des prêtres britanniques s’y mettent à leur tour.
Il faut dire que le cardinal Burke est venu prêcher la bonne parole il y a quelques semaines à l‘invitation de Voice of the family (qui comme son nom l’indique est la voix de la famille comme d’autres représentent les baptisés, sans doute tous les baptisés).
C’est amusant cette manie de l’universalité qu’ont certains, les même qui adoptent la lettre ouverte.


Quand je lis la liste des signataires de tous bords, j’ai du mal à croire qu’ils n’ont pas d’autres moyens d’expliquer leur point de vue aux cardinaux qui vont être délégués au prochain synode. Si ces lettres sont destinés aux autres croyants, je pense que ces autres croyants ne sont pas moins équipés qu’eux d’une cervelle et d’une bible et qu’ils sont à même de réfléchir sans qu’On leur explique en ne présentant bien sûr qu’une version du bazar ou qu'on les appelle à se reveiller ce qui suppose qu'ils dorment bien sur.
La déclamation en place publique est l'outil de ceux qui sont si peu surs de leur Vérité qu’ils pensent qu'elle passera mieux en la criant sur les toits.
Quand par là dessus, le cardinal machin se déclare intransigeant (What !), le cardinal truc va jusqu’à brandir la menace à peine voilée du schisme (ReWhat !)…
… nous sommes bien loin de l’esprit fraternel et encore plus de l’Esprit saint.
Bref, vous me fatiguez tous et je ne dois pas être la seule. 
J’oserai presque un « VOS G….. ! » 

Prions, soyons confiants et surtout regardons la croix au lieu de nous en servir comme d’une massue.



I almost would come to regret the pope‘s initiative to hold a synod about the family when I see how some laymen  and priests are trying to pressure the synod coming via the media through open letters, quotations well chosen by some people or subject to anathema to others.


I had been a little annoyed by the French letter that seemed to, but I could be wrong, implore basic catholics to express themselves in their parishes about the preparatory questionnaire to the second synod meeting.
As if we needed their admonition to dare speak to our priests. As if by our guilty silence, we would encourage the "reaction" (Oh that reminds me something).


And now, some British priests put their two cents in.
It must be said that Cardinal Burke came to preach the gospel there a few weeks ago at the invitation of Voice of the family (which as its name suggests is the voice of the family as the others represent the baptized probably they hope all the baptized).
It is fun this mania of universality that affects those who are also adopting the open letter.


 Take a chill pill !
When I read the list of signatories from all sides, I have difficulties to believe that they have no other ways to explain their views to the cardinals who will be delegated to the next synod. If these letters are destined to other believers, I think these other believers have like them a brain and a Bible and are able to think without Tom, Dick and Harry explanations showing only a version of the “bazaar” or calling a wake up which means they are asleep.
Declamation in the public square is the tool of those so little sure of their truth that they believe it is better to shout from the rooftops.
When, furthermore, this cardinal declares that he is uncompromising (I beg your pardon ), that one brandish thinly veiled threat of schism (Sorry ?)...
... We are far from the fraternal spirit and more of the Holy Spirit.
In short, all of you weary me and I must not be the only one.
I should dare a  "Sh.. ..! »

Pray, be confident and above all look the cross instead of using it as a club.