jeudi 9 février 2017

"Ce ne sont que quelques pâtes"

Pendant la campagne des primaires de la droite et du centre, un candidat s’est déclaré ouvertement chrétien et a inscrit dans son programme les marqueurs à même de séduire la droite conservatrice et chrétienne. 
Cette droite, trop heureuse d’éviter le vote FN (parce qu’à part Marion ce n’est quand même pas très catho le FN) s’est précipitée sur ce candidat "très 1 papa 1 maman les enfants et le château de la Sarthe".
Ce candidat se dit de plus un parangon de vertu, un presque saint version De Gaulle, contrairement à son adversaire catho aussi, mais tendance pécheur repêché.
Plus tard, et désormais candidat de la droite et du centre à l’élection présidentielle, il explique l’œil humide et la main sur le cœur que sa foi doit nous rassurer sur son incapacité à choisir le camp des forts contre les faibles. 
Bref tout est parfait dans le meilleur des mondes de la droite et du centre conservateur et catholique. Et on va voir ce qu’on va voir.

Malheureusement, le chevalier a son blanc manteau crotté par des éclaboussures boueuses. 

Il se dresse alors, droit dans ses bottes, pâle de colère. Il présente ses excuses pour avoir travaillé en famille, tout en réaffirmant la réalité des emplois de ses proches. 
« Ce ne sont que quelques pâtes, Seigneur »   

Puis d’autres boules puantes éclatent et la christianophobie resurgit dans les discussions dans une tentative lamentable de protection de « l’élu ».
Les taches des autres sont mises sous nos nez comme si elles justifiaient ses propres peccadilles dans l’éventail des cinquante nuances de taches.


Pendant ce temps, le chevalier crotté remonte en selle et avance vers la falaise. Les yeux rivés sur le Graal désormais inatteignable, il continue parce qu’il est "l’élu" et que s’il ne l’atteint pas, personne d’autre ne l’aura.

Vous aurez remarqué que je suis en colère. 
Je le suis car en s'identifiant à plusieurs reprises comme catho, il représente dans l'esprit des gens non pas un catholique mais un quasi chef de file des catho de France,
de tous les catholiques français, 
y compris ceux qui n’ont rien demandé.


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