vendredi 13 novembre 2015

De quel droit me direz vous.

Trois minuscules années au Liban. Trois années de joies, de larmes et de « joie quand même » me donnent elles le droit de parler ?
J’ai connu en direct la solidarité lors des attentats de 2005, celle de 2012 depuis mon canapé et à nouveau  l’absurde frappe.

Certes l’alliance active du hezbollah avec  le camp El Assad dans la guerre syrienne explique cette nouvelle tragédie mais des innocents sont morts une fois de plus.
De quel droit le hezb s’est-il permit d’intervenir en Syrie au risque d’amener le chaos au Liban ?
De quel droit le Liban doit être une fois de plus le refuge de tant de déshérités  (Palestiniens puis syriens et les irakiens) au risque de devenir un pays majoritairement peuplé de réfugiés ?
De quel droit un groupe de dignitaires religieux négocie avec des preneurs d’otages à la frontière ?
Et pire, de quel droit, ce pays reste sans présidence depuis la fin de mandat de Sleiman ?
Mes questions feront sans doute rire jaune mes amis libanais car  dans ce pays, on fait fi du droit
Par contre dans ce pays on sait se dresser quand la coupe est pleine
Est-elle pleine comme les poubelles ou faudra-t-il encore des morts pour que de nouveau le cœur prenne le dessus ?
J’espère, mais de quel droit, que les politiciens de tous bords vont cesser les chicayas
J’espère, mais de quel droit, que la solidarité en actes se déploie à Bourj el-Barajneh comme elle a su se déployer à Achrafieh

J’espère, mais de quel droit, que mes amis libanais vont se mobiliser à nouveau pour plus que des poubelles en politique comme dans les ruelles.


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