jeudi 8 janvier 2015

Je ne marche pas


Des hommages spontanés ont rassemblé hier des français en France comme ailleurs. J’y suis allé.
Soutenir la libre expression, dire sa tristesse devant le massacre, dire « même pas peur » aux terroristes, serrer les coudes, chanter doucement la marseillaise comme une prière pour les morts.  
C’est la première fois qu’un attentat déclenche en France ce genre de réaction collective et spontanée. L'utilisation des réseaux sociaux y est sans doute pour beaucoup et l'esprit réseaux sociaux aussi (se regrouper sur un sujet, un événement simplement)
Beaucoup sont venus non pas pour des grands mots comme la défense des valeurs républicaines et de la démocratie mais plus simplement pour dire qu’on ne doit pas être tué pour des dessins. Pas de politique mais de l’humanité.
Le slogan «Je suis Charlie» chacun pouvait lui trouver un sens qui nous convienne. Je suis Charlie parce je défend la liberté d'expression ou parce que je suis un homme concerné par l’assassinat terroriste d'autres hommes dans mon pays. Cela évitait aussi le fleurissement des banderoles X ou Y.

Dimanche, les partis politiques appellent à une marche républicaine excluant au passage un parti (que j’exècre).
I
ls tenteraient ainsi une récupération politique d‘un mouvement qui ne l’était pas qu'ils ne procederaient pas autrement.

Ils n’ont rien compris.

Une marche citoyenne acceptant tous les citoyens, sans organisation par des partis, sans étiquettes ni slogans dignement avec nos élus et ne permettant ainsi aucune récupération par personne, j’aurais marché si j'avais été à Paris.
J'espère que dans les autres villes le "ton" sera différent.
Sinon... dommage.


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