mercredi 26 novembre 2014

Un chat ne fait pas un chien

Que l’on écoute l’applaudimètre au parlement européen ou sur les réseaux,  on en arrive à la même constatation : Nous n’entendons que ce qui nous arrange, nous applaudissons ce qui nous convient.
Ce n’est pas la première fois que je me fais cette réflexion. 
Nous prenons dans ses discours ou ses homélies ce qui nous conforte dans nos opinions et nous n’entendons pas ce qui nous dérange. Parfois pire, nous réécrivons avec notre logiciel interne ses mots pour les faire sonner agréablement à nos oreilles. Ainsi par exemple, le patron de UKIP a retenu du discours du Pape qu’il était  anti Europe !

Je suis d’accord avec Koz et sa critique de notre personnel politique mais je pense qu’il faut aussi écouter ce discours à titre individuel comme François nous y a d’ailleurs engagé au début de son discours au parlement européen : «  je m’adresse à travers vous aux cinq cents millions de citoyens des 28 pays membres. »
Combien de fois nous personnellement trouvons nous ses mots justes et vrais sans en tirer les conséquences dans nos vies ?
Combien de fois nous personnellement faisons le tri entre ce qui qui nous convient et qui donc ne nous demandera pas trop d’efforts et ce qui nous coûterait une telle conversion que nous préférons l’oublier très vite.
Il faut tout prendre, c’est un tout mais qui le fait  vraiment ?
Pas moi.


Pour en revenir aux discours aux instances européennes, j’ai été aussi frappée de ne pas voir grand monde relever que François n’est pas venu pour asséner la vérité mais pour tendre la main et appeler au  dialogue. Il parle même de nouvelle agorà. « Il s’agit d’effectuer ensemble une réflexion dans tous les domaines, afin que s’instaure une sorte de « nouvelle agorà », dans laquelle chaque instance civile et religieuse puisse librement se confronter avec les autres, même dans la séparation des domaines et dans la diversité des positions, animée exclusivement par le désir de vérité et par celui d’édifier le bien commun.»
Renouer le dialogue à l’heure ou nous nous déchirons sur de multiples sujets, à l’heure où les postures l’empêchent.
Personne n’en parle parce que personne ne veut faire cet effort là non plus.
Ok il a bien parlé, maintenant reprenons nos débats qui nous évitent le dialogue que l’on soit membre d’un parlement ou simple citoyen.
Un chat ne fait pas un chien.


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