mardi 27 août 2013

La rentrée sera …




Syrie, retraites, chômage, Pib, la rentrée a tout pour être morose.

Je pourrai continuer ce billet en accumulant tout ce qui ne va pas à mon gout et je pense que j’arriverai sans peine à remplir la page.
Seulement voilà, si je suis une râleuse impénitente j’ai aussi mon côté « tête à claque » car sans être une optimiste indécrottable, je préfère regarder ce qui va bien, ce qui est promesse de mieux et espérance.

La rentrée sera ce que l’on en fera.

Une occasion d’accompagner nos enfants sur leur chemin de vie avec force confiance et encouragements.
Une occasion de retrouver nos relations habituelles et de les regarder avec un nouveau regard plus fraternel.

Une occasion d’organiser notre planning de l’année pour créer ou réaménager des espaces à nos conjoints, nos parents, nos enfants, nos amis, les autres et nous-même et Lui. 
(Selon l’ordre qui semble le meilleur à chacun de nous). 
Le tout sur les heures limitées de notre agenda.



C‘est le challenge car le temps nous manque tant et nous utilisons souvent à contre temps.



Combien d’heures perdues devant nos écrans tv ou autres à nous gaver de mauvaises nouvelles, de remarques pessimistes qui nous tirent vers la dépression ?
Certes, il est nécessaire d’être informé mais ne sommes-nous pas déformés à force de baigner dans la mer des sarcasmes que nous contribuons aussi parfois à agiter?

La rentrée sera ce que l’on en fera.

Elle sera noire de notre cynisme égocentré, chemin de désespoir ou lumineuse de notre délicatesse centrée sur les autres, chemin de joie.

Je vous souhaite une chouette rentrée avec un agenda Quibus* bien sur 

*Vers qui?

vendredi 9 août 2013

Malepeur



En lisant les posts des uns et des autres, je ressens une grande tristesse devant le ton agressif, et finalement empreint de peur et d’aigreur qui se généralise et ne semble pas vouloir évoluer.
Notre vision de la famille, de la vie à laquelle nous sommes si attachés et dont nous refusons qu’elle ne soit plus la vision collective nous amène à des discours tranchés et la surenchère est reine de nos discussions.
Je vous propose dans ce billet de regarder la situation au travers du prisme du deuil et de son processus.
Vous savez le deuil, cette douleur que provoque la rupture d’un attachement.
Si le moment de la perte n’est pas perçu, le travail de deuil ne peut pas s’engager. Percevoir le moment de la perte, c’est accepter que la loi sur le mariage est passée tout comme celle sur les embryons. C’est fait. Refuser de l’accepter c’est  refuser la réalité et risquer de s’enkyster dans le déni. Par exemple en jurant ses grands dieux que ces lois seront abolies.


Snirck le Maléché, seigneur du clan de malepeur :)
Puis vient la colère  qui peut aller jusqu’à la fureur (on ne lâchera rien par exemple)

Dans la foulée vient la peur pour soi et pour les autres et les mots comme décadence, fin de civilisation, dictature, état policier en sont symptomatiques.

Pour de nombreuses personnes, cet état peut durer très longtemps surtout s' il est entretenu par des haineux qui s’abreuvent des sueurs froides qu’ils déclenchent. (Je vise certains blogs dont je ne donnerai pas le nom pour ne pas leur faire de pub)


Pourtant, le travail de deuil ne peut s’arrêter là alors s’il vous plait regardons ensemble les étapes suivantes.

Que vienne la tristesse née de la prise de conscience que ce qui a été fait a été fait et qu’il n’y a plus rien à faire sur ce sujet.
Alors enfin nous pourrons continuer en nous disant que certes c’est dur mais c’est ainsi et que nous allons continuer à vivre le mieux possible. » Pour certains cela pourrait passer pour un abandon et c’en est un en effet. (en tout cas à court et moyen terme).

Un jour nous pourrons même pardonner. Nous pardonner d’abord de ne pas avoir su convaincre puis pardonner aux autres que nous n’avons pas convaincus.

J’espère que nous pourrons aussi trouver dans ce deuil un sens et voir par exemple que grâce à ce deuil nous avons compris la gageure de l’enfouissement et l’importance du témoignage dans la joie.

 Alors nous pourrons nous tourner vers l’avenir dans la confiance que nous avons oublié depuis trop longtemps. 

Ayons confiance en Lui qui ne peut nous inspirer ni la haine, ni l’aigreur, ni le repli sur nous-même.

jeudi 8 août 2013

Le sondage qui pue



Le jour de l’Aid est particulièrement bien choisi pour nous sortir le « sondage  anti mus qui pue ».
78% des français sont contre le port du voile à l’université !
Je serai musulmane et étudiante, cela me pousserait à en mettre un de voile, histoire d’ « enrhumer »  ces 78 %.
78%  cela veut dire que 8 personnes sur 10 qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez.  Mais il y a pire, 63% sont aussi contre le voile dans la rue. Non mais je rêve !

Quand on sait que cette proposition émane du Haut Conseil à l'intégration ou plus exactement du rapporteur de la mission sur la laïcité Alain Seksig (Grand Orient), on est en droit de se demander ce qu’intégration signifie (et laïcité aussi en fait)
Intégrer, c’est donc nier la culture et la religion de ceux qui sont différents.
L’université est le lieu de la réflexion et de la confrontation des idées mais cela ne sera bientôt possible que si l’on entre dans le moule et si on pense comme tout le monde.
En quoi l’interdiction du voile empêchera l’extrémisme. Cela ne fera que l’amplifier. Faire une loi anti voile puis anti creationisme puis anti etc. Et les filles voilées ne pourront donc plus aller à l'université et confronter leurs idées à celles des autres.   

Bref, ça pue et donne envie d’aller s’aérer dans des pays qui ont compris que la laïcité concerne l’état et non les individus et qui connaissent le sens du mot liberté publique.


Aid Moubarak quand même coincés  entre les fachos et les laïcards.

Et sinon pour ceux que cela intéressent dans les 22 % restants le pape dit ça "Il est clair que , quand nous montrons du respect pour la religion de l’autre ou lorsque nous lui offrons nos vœux à l’occasion d’une fête religieuse, nous cherchons simplement à partager sa joie sans qu’il s’agisse pour autant de faire référence au contenu de ses convictions religieuses.
En ce qui concerne l’éducation des jeunes musulmans et chrétiens, nous devons encourager nos jeunes à penser et à parler de manière respectueuse des autres religions et de ceux qui les pratiquent en évitant de ridiculiser ou de dénigrer leurs convictions et leurs rites. Nous savons tous que le respect mutuel est fondamental dans toute relation humaine, spécialement entre ceux qui professent une croyance religieuse. C’est n’est qu’ainsi que peut croître une amitié durable et sincère."