vendredi 13 décembre 2013

La désincitation et moi



Comme je suis du genre à vérifier les informations, je viens de finir la lecture des 178 pages du rapport Lemiére : « L’accès à l’emploi des femmes : une question de politiques trois petits points ».
En résumé :
L’emploi des femmes est lié à la croissance donc augmentons  l’emploi des femmes pour augmenter le PIB !!! L’histoire de l’œuf et la poule mais dans ce cas je reste perplexe sur l’origine et la conséquence.
Les inégalités homme- femme face à l’accès à l’emploi sont dues :
Au fait que les femmes et les intermédiaires d’emploi s’autolimitent dans leurs options d’employabilité et surtout les femmes les moins diplômées. Mais pourquoi mesdames n’essayez-vous pas de vous faire embaucher comme soudeur ferrailleur sur un chantier ? Pour peu que vous ayez les forces physiques pourquoi pas en effet. Pourquoi postuler comme fleuriste quand vous pourriez être employée aux espaces verts. Après tout c’est de la manipulation de fleurs dans les deux cas. Mesdames si vous ne trouvez pas de travail c’est parce que vous vous autolimitez.
Au fait que les femmes ont des carrières non linéaires à cause de leur manie de vouloir non seulement enfanter plus d’un enfant mais aussi garder leurs enfants les premières années. Mettez vos enfants à la crèche qui saura élever vos enfants aussi bien que vous et fissa au boulot car bien évidemment il y a des places de crèche pour tous et pour toutes les bourses.


A partir de 3 enfants, de nombreuses femmes disparaissent de l’emploi et du chômage aussi. Quelle horreur, elles disparaissent du monde du travail, elles deviennent des femmes au foyer qui ne demandent rien à l’état.

Là je me permets de faire une petite digression personnelle.
J’ai personnellement  arrêté de travailler à la naissance de mon quatrième enfant. Mais quelle idée aussi de faire quatre enfants et qui plus est pas par accident mais par choix !
J’ai donc arrêté de travailler mais j’ai consacré mes journées entre 13h00 et 16h30 à des activités de bénévolat social avec mon bébé sous le bras. Quand tout le monde a été scolarisé, j’ai travaillé de nouveau mais à l’étranger. J’ai donc disparu 14 ans des statistiques. Je suis devenue invisible selon ce rapport et pourtant.



A mon retour en France, à 46 ans, j’ai naïvement cherché pendant deux du travail dans mon secteur d’activité sans m’inscrire au pôle emploi  puisque de toute façon je n’avais droit à aucune allocation.
Puis, j’ai renoncé, j’ai ravalé ma fierté mal placée et je coche la case mère au foyer  faute de mieux sur les formulaires alors que mes enfants sont autonomes.
Quand je lis qu’il faut me « désinciter » financièrement au non travail je grince des dents.

Premièrement parce que je n’ai pas choisi de ne pas travailler depuis 3 ans, deuxièmement parce que bien que « mère au foyer », mon activité non lucrative est utile et à temps plein entre la coordination du KT et la com de ma paroisse, le soutien que j’apporte à plusieurs personnes et tout un tas de trucs gratuits.
Alors plutôt que de me « désinciter », faire en sorte de faire revenir la croissance me semble plus utile.
Je reprendrais avec entrain le chemin du travail rémunéré si cela devient possible  d’autant que j’ai encore 20 ans d’activité possible devant moi.
Le frein au travail dans mon cas,  c’est la politique inefficace de ceux qui ont commandé ce rapport.
Qu’ils se mettent au travail pour relancer l’économie et j’irai aussi.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire