mardi 31 décembre 2013

Bonne année 2014



Plus que des voeux, une exhortation, une prière et surtout une volonté d'agir au quotidien.

Là où est la haine, que je mette l'amour.
Là où est l'offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l'union.
Là où est l'erreur, que je mette la vérité.
Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir, que je mette l'espérance.
Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie.

Voilà le programme


Je vous souhaite une bonne année 2014 !

mercredi 18 décembre 2013

Survivre dans la dignité


Alors que plus de 2,3 millions de réfugiés ont fuit la Syrie, la France a décidé d'en accueillir… 500 qui ne sont d’ailleurs toujours pas sur notre sol.
En France, nous sommes en train de débattre sur la dignité de la mort quand eux luttent pour la dignité dans la survie;
Amnesty International appelle les dirigeants européens « les apathiques »  et je suis d’accord.


Quand il s’agissait d’aller porter le feu en intervenant militairement, la France était prête à dépenser plus de 300 millions d’euros comme en Libye.
Pour les 2,3 millions de réfugiés dont certains depuis 1000 jours, la France a promis 180 millions sur place et c’est tout.


Alors, on ne parle plus trop de la Syrie, on essaye d’oublier les réfugiés, on se rassure sur notre capacité à être la patrie des droits de l’homme en intervenant militairement en Centre Afrique.
Bref, nous avons bonne conscience, et nous nous occupons de notre mort et de son esthétique au lieu de nous mobiliser sur celle faite de sang et de larmes mais qui n’est pas la nôtre.
D’un coté le droit au choix et de l’autre l’obligation du non choix.
Alors certes, vous me direz que les deux situations n’ont rien à voir et pourtant.
Nous sommes plus préoccupés par nos souffrances que par celles des autres, par notre mort que par celle des autres et c’est bien triste. 
Un nouveau réfugié syrien toute les 17 secondes.
Jésus serait certainement né aujourd'hui au milieu d'eux. 



mardi 17 décembre 2013

Digne d'être vécue


L’agonie nous glace. Il nous faudrait une mort esthétique où l’on passe directement de la vie au masque maquillé et apprêté du corps embaumé, sans morve, sans bave, sans cris, sans spames, comme on s’endort.

La déchéance physique et psychique nous révolte car elle nous met face à nos limites humaines.

Et si au-delà du débat actuel, une mort dans la dignité était une mort digne d’être vécue.

Digne d'être vécue parce qu’entourée d’un amour qui voit derrière l’agonie et la déchéance, la personne digne d'amour encore et toujours.

Allez cadeau :)







vendredi 13 décembre 2013

La désincitation et moi



Comme je suis du genre à vérifier les informations, je viens de finir la lecture des 178 pages du rapport Lemiére : « L’accès à l’emploi des femmes : une question de politiques trois petits points ».
En résumé :
L’emploi des femmes est lié à la croissance donc augmentons  l’emploi des femmes pour augmenter le PIB !!! L’histoire de l’œuf et la poule mais dans ce cas je reste perplexe sur l’origine et la conséquence.
Les inégalités homme- femme face à l’accès à l’emploi sont dues :
Au fait que les femmes et les intermédiaires d’emploi s’autolimitent dans leurs options d’employabilité et surtout les femmes les moins diplômées. Mais pourquoi mesdames n’essayez-vous pas de vous faire embaucher comme soudeur ferrailleur sur un chantier ? Pour peu que vous ayez les forces physiques pourquoi pas en effet. Pourquoi postuler comme fleuriste quand vous pourriez être employée aux espaces verts. Après tout c’est de la manipulation de fleurs dans les deux cas. Mesdames si vous ne trouvez pas de travail c’est parce que vous vous autolimitez.
Au fait que les femmes ont des carrières non linéaires à cause de leur manie de vouloir non seulement enfanter plus d’un enfant mais aussi garder leurs enfants les premières années. Mettez vos enfants à la crèche qui saura élever vos enfants aussi bien que vous et fissa au boulot car bien évidemment il y a des places de crèche pour tous et pour toutes les bourses.


A partir de 3 enfants, de nombreuses femmes disparaissent de l’emploi et du chômage aussi. Quelle horreur, elles disparaissent du monde du travail, elles deviennent des femmes au foyer qui ne demandent rien à l’état.

Là je me permets de faire une petite digression personnelle.
J’ai personnellement  arrêté de travailler à la naissance de mon quatrième enfant. Mais quelle idée aussi de faire quatre enfants et qui plus est pas par accident mais par choix !
J’ai donc arrêté de travailler mais j’ai consacré mes journées entre 13h00 et 16h30 à des activités de bénévolat social avec mon bébé sous le bras. Quand tout le monde a été scolarisé, j’ai travaillé de nouveau mais à l’étranger. J’ai donc disparu 14 ans des statistiques. Je suis devenue invisible selon ce rapport et pourtant.



A mon retour en France, à 46 ans, j’ai naïvement cherché pendant deux du travail dans mon secteur d’activité sans m’inscrire au pôle emploi  puisque de toute façon je n’avais droit à aucune allocation.
Puis, j’ai renoncé, j’ai ravalé ma fierté mal placée et je coche la case mère au foyer  faute de mieux sur les formulaires alors que mes enfants sont autonomes.
Quand je lis qu’il faut me « désinciter » financièrement au non travail je grince des dents.

Premièrement parce que je n’ai pas choisi de ne pas travailler depuis 3 ans, deuxièmement parce que bien que « mère au foyer », mon activité non lucrative est utile et à temps plein entre la coordination du KT et la com de ma paroisse, le soutien que j’apporte à plusieurs personnes et tout un tas de trucs gratuits.
Alors plutôt que de me « désinciter », faire en sorte de faire revenir la croissance me semble plus utile.
Je reprendrais avec entrain le chemin du travail rémunéré si cela devient possible  d’autant que j’ai encore 20 ans d’activité possible devant moi.
Le frein au travail dans mon cas,  c’est la politique inefficace de ceux qui ont commandé ce rapport.
Qu’ils se mettent au travail pour relancer l’économie et j’irai aussi.

jeudi 12 décembre 2013

Mind the gap



Dans les années 70, l’échelle des salaires dans les grands groupes était de 1 à 40 aujourd’hui 1 à 572.
Daniel Cohen dans l’émission Mots croisés explique que dans les années 80, la révolution financière a sorti du salariat les cadres dirigeants des grands groupes avec notamment les stocks options  pour les amener à être plus proches des actionnaires que des salariés.
Leur salaire n’est pas indexé sur la grille des rémunérations des salariés mais sur la bourse qui a augmenté dans les mêmes proportions.

L’autre point qu’il souligne est qu’il n’y a pas de lien en leur rémunération et la performance de leur entreprise car  200 personnes s’auto recrutent et se fixent entre elles leurs rémunérations au sein des comités de rémunérations.

Bien souvent ce qui choque ce n’est pas tant l’écart que le manque de solidarité des dirigeants en temps de crise.
On le dit peu mais  la rémunération moyenne des PDG du CAC 40 était de 4,1 millions d'euros par an en 2010 alors qu’elle atteignait les 6 millions d'euros au début des années 2000.  La part variable tant « indexée » sur les résultats de l‘entreprise, elle a donc été impactée par la crise. Leur part fixe a été gelée le plus souvent aussi ces dernières années. Voir par exemple le cas du PDG de Danone qui est passé de 4,2 millions en 2008 à 2,4millions en 2012.


Alors que faire pour limiter les abus comme par exemple l’augmentation d’un bonus quand dans le même temps l’entreprise a de mauvais résultats ?

Légiférer sur un salaire maximum serait contre-productif car les rémunérations seraient alors versées ailleurs. Les entreprises déménageraient leurs sièges.
Une option plus réaliste et plutôt gaulliste serait de faire entrer des représentants du personnel au conseil de rémunérations comme ils sont rentrés au conseil de surveillance des sociétés.
Il est possible aussi de mettre en place comme cela se fait en Grande Bretagne ou aux Etats Unis le « say on pay » c’est-à-dire un vote consultatif des actionnaires sur la rémunération du PDG et son évolution.


La transparence vis-à-vis des salariés et des actionnaires est sans doute la meilleure garantie contre les abus.

Quoiqu’il en soit, les patrons du CAC 40 sont 40 et l’immense majorité des patrons sont dans des entreprises  où l’échelle des salaires est plus resserrée.
 En 2008, le salaire moyen des dirigeants d’entreprise atteint 61 300 euros, soit 5 108 euros mensuels. Rapport de 1 à 4
De 20 à 49 salariés, le salaire du patron s’élève à 6 733 euros. Rapport de 1 à 5
Après 50 salariés, cela monte à 10 942 euros. Rapport de 1 à 8
Au-delà de 250 salariés, on arrive à une moyenne de 17 475 euros mensuels. Rapport de 1 à 13.

Le problème des énormes écarts de salaire est donc une goutte d’eau mais elle fait du mal à l’ensemble des patrons qui souffrent d’une image déplorable dans la société française.

Personnellement, je pense que le problème est plutôt celui des bas salaires. Il est aberrant de voir en France des gens qui travaillent et qui n’arrivent pas à subvenir aux besoins de leurs familles.

Tout travail mérite un salaire qui permet de vivre, c’est là l’enjeu.
La rémunération est l'instrument le plus important pour réaliser la justice dans les rapports de travail. Le « juste salaire est le fruit légitime du travail »; celui qui le refuse ou qui ne le donne pas en temps voulu et en une juste proportion par rapport au travail accompli commet une grave injustice (cf. Lv 19, 13; Dt 24, 14-15; Jc 5, 4). Le salaire est l'instrument qui permet au travailleur d'accéder aux biens de la terre: « Compte tenu des fonctions et de la productivité de chacun, de la situation de l'entreprise et du bien commun, la rémunération du travail doit assurer à l'homme des ressources qui lui permettent, à lui et à sa famille, une vie digne sur le plan matériel, social, culturel et spirituel ». CDSE 302


Alors comment faire pour relever les bas salaires  et surtout en temps de morosité économique, peut être le revenu de base. je vous renvoie à ce sujet à un article des cahiers libres 

mercredi 11 décembre 2013

Chroniques du supermarché.



Il y a quelques temps je vous parlais de la dame du supermarché ici
Je reviens dans ce lieu aujourd’hui pour vous relater une petite pépite d’humanité recueillie hier.
Retour à la caisse, cette fois devant moi une dame qui veut régler ses courses avec deux tickets restaurant.
Savez-vous que ces tickets prévus pour le repas de midi des salariés servent  souvent à des parents pour les achats du repas du soir en famille ?
Savez-vous que des parents qui travaillent se privent de repas le midi pour nourrir leurs enfants le soir ?
La dame  sort donc ses deux tickets restaurant et rebelote, le montant de ses achats dépasse un peu la valeur de ses tickets. La caissière lui demande si elle peut compléter.
Et non.


Nous sommes le 10 du mois… Sur le tapis, des yaourts, des œufs, du lait, des pâtes, du riz, pas de  fruits ni de légumes et pas de viande non plus.

La caissière  lui dit alors, « c’est bon, je compléterai de ma poche ». La dame remercie doucement et part.


Devant moi, il y a un encore un jeune garçon venu acheter des œufs avec une pièce.  Et là encore il manque quelques centimes.
La caissière me regarde comme pour me prendre à témoin. Elle a un grand cœur et juste un smic à temps partiel. Elle ne peut pas prendre sur elle tous les malheurs du monde.
Message reçu, c’est mon tour, je complète.

J’ai lu dans la Croix que le microdon faisait son apparition en France, j’ai lu aussi que des commerçants suspendaient leurs baguettes et leurs cafés.
Ce n’est pas grand-chose mais c’est bon.


En attendant, merci à la caissière pour cette pépite d’humanité qui me rappelle ça.
"Et s'étant assis devant la salle du trésor, Jésus regardait comment la foule déposait des pièces de bronze dans le trésor, et beaucoup de riches déposaient beaucoup. Une veuve, une mendiante, vint et déposa deux piécettes, ce qui fait un quart d'as. Jésus appela ses disciples et leur dit : “Amen je vous le dis : cette veuve mendiante a déposé plus que tous ceux qui déposent dans le trésor. Car tous ces gens déposent ce qui leur est superflu, tandis que celle-ci a pris de son indigence pour déposer tout ce qu'elle avait, sa vie tout entière". Marc 12, 41-44

jeudi 28 novembre 2013

Etre chair.



Ces mots assez connotés kto sont ceux qui me viennent à la porte de l’Avent.
Il s’est fait chair, il nous a rejoint dans notre humanité.
Et si pendant l’Avent je me faisais chair.
Etre chair, s’incarner, se dé-numériser.
Etre chair pour être cher, pour avoir du prix pour l’autre.
Etre chair pour être touché par le visage de chair de l’autre et sortir de l’indifférence.

Hadjaj dit qu’il faut préférer le messager au message,  les visages aux idées.
Levinas nous parle de l’éthique qui nait dans le regard de l’autre.
Le Christ s’est incarné pour nous faire apercevoir l’amour sans limite de Dieu pour l’homme.
Son regard d’incarné nous touche par sa miséricorde immense.

L’homme est un être de chair et c’est beau parce que c’est lorsqu’il se voit et voit l’autre ainsi qu’il est capable d’amour, de partage, de pardon.

Alors quoi faire, couper internet ? Non mais faire l’effort sans cesse recommencé de voir derrière l’avatar le visage et la chair de celui qui tweet.
L’éthique du net et de la TV c’est peut être comme cela qu’elle grandira.
Comment rester indifférent devant des images de violence  si je fais l’effort de voir la chair meurtrie derrière l’image.
Comment tweeter sans respect si je m’astreins à voir l’homme ou la femme de chair que je blesse bien réellement  avec mes mots 2.0
S’incarner c’est être homme parmi les hommes. C’est être frères en humanité.


S’incarner c’est savoir aussi que je suis fragile et fini sur cette terre et non pas surpuissant et immortel. Je ne pourrais pas recommencer la partie ici-bas.
S’incarner c’est prendre le risque de la rencontre de soi, de l’autre et de l’Autre, le risque du sens.

La porte de l’Avent est devant moi, je tends ma main et mon regard vers vous  IRL (Incarnés, réels  et lumineux)



En bonus: ce clip qui incarne dans la vie d'aujourd'hui l'incarnation.

mercredi 27 novembre 2013

Joie !



Le pape nous a écrit, j’ai donc lu .

A la première lecture hier, stabilo en main, j’étais ravie de trouver des points qui rejoignent ma conception de l’église. Ravie aussi de certains passages que j’ai pu interprété comme les critiques à ceux qui ne pensent pas ou n’agissent pas comme moi.
Bref, Joie !

Ce matin j’ai relu la lettre et surtout ce que je n’avais pas « stabiloté »
Curieusement, ces passages je les ai lu mais j’ai glissé dessus rapidement comme si cela ne me concernait pas.
Pourtant c’est là que François me parle à moi, là qu’il m’encourage, là que se trouve ma conversion à faire.

J’en profite pour remarquer que ce n’est pas la première fois que je zappe ainsi.
Pas plus tard que dimanche dernier, notre curé nous a proposé d’échanger entre nous sur l’annonce d’Evangile en nous appuyant sur un support préparé en doyenné.
Bonne idée me dis-je puis très rapidement ce papier m’a encombré. Je me suis même dis qu’il m’embêtait le curé avec son évangélisation.  Je l’ai donc rangé au fond de mon sac et sa rédaction a pris place dans mon agenda dans la case « calendes grecques ». Enfin pas tout à fait parce que je sais bien que je vais le faire, mais zut.

Pour en revenir à la lettre du Pape, j’ai bien failli elle aussi la ranger hier soir en essayant d’oublier les zones non « stabilotées ».
Mais ce matin j’ai fais un tour sur twitter et le #EvangeliiGaudium. Beaucoup de personnes qui twettent le lien mais il y a aussi beaucoup de citations du style Sacré François (la tête de carême sans pâques haha ! ) ou du style et vlan dans les dents (y’en a qui ne vont pas aimer tel numéro )
Bref, chacun a « stabiloté » ce qui lui plaisait dans la bonne humeur, la joie même.

Alors, deuxième lecture  ce matin et La question jaillis
Suis-je missionnaire ? Quel est mon témoignage ?
Immédiatement, les trucs que je pense faire « bien » m’arrivent. PapaMAmanEtCinqEnfantsQuiVontALaMesseEtToutEttout
Trop bien ! Je peux passer à autre chose. Ouf ?

Mes yeux accrochent alors une phrase : Accueillir, pardonner et encourager… Facile je fais ça tout le temps non ?
Au-delà de mon cercle douillet… Aie
Les gens que je croise au-delà voient-ils en moi une personne habitée par le Christ ? Hum
Le 128 pique pas mal lui aussi comme le diraient mes enfants.
Il présente la façon quotidienne de porter l’évangile à nos frères.
Cela parait si simple alors pourquoi je ne le fais pas ?
Peur d’être étiquetée Kto de service ? Peur des moqueries ? Peur de ci et de ça.
Bref peur parce que je finalement, je n’ai pas confiance en moi et sans doute pire en Lui ?
Peur plus simplement parce que je refuse d’être convertie moi-même.

Voilà c’est dit.
Cette conversion me fait peur, ça va trop loin, Laissez-moi ronronner avec mon Dieu tranquille.
Le mécanisme du « stabilotage » de hier, c’était cela.
Surtout ne pas se poser les bonnes questions, celles qui te bousculent et t’amènent à changer.
Honnêtement, cette peur est toujours là mais je sais maintenant ce qui coinçait finalement avec le questionnaire du curé.

Plonger dan le grand bain parce que Tu me tiens la main
Dimanche prochain, commence l’Avent, le temps de l’attente qui nous engage à la confiance et l’espérance.
Je vais faire mienne la prière qui clôt l’exhortation papale pendant ce temps pour y trouver la force de la confiance. 
Je vais faire un pas dehors, un petit pas sur le palier pour voir.
Je vais parler évangélisation avec quelques personnes que je connais pour prendre confiance.


Prendre confiance en moi mais surtout toujours plus en Lui et pouvoir un jour (pas trop lointain j’espère) parler de Dieu hors de mon cercle.

Quitter la pataugeoire et plonger dans le grand bain avec Lui.

Merci François pour tes encouragements, j’en ai bien besoin.

Vierge et Mère Marie,
toi qui, mue par l’Esprit,
as accueilli le Verbe de la vie
dans la profondeur de ta foi humble,
totalement abandonnée à l’Éternel,
aide-nous à dire notre “oui”
dans l’urgence, plus que jamais pressante,
de faire retentir la Bonne Nouvelle de Jésus.

Toi, remplie de la présence du Christ,
tu as porté la joie à Jean-Baptiste,
le faisant exulter dans le sein de sa mère.
Toi, tressaillant de joie,
tu as chanté les merveilles du Seigneur.
Toi, qui es restée ferme près de la Croix
avec une foi inébranlable
et a reçu la joyeuse consolation de la résurrection,
tu as réuni les disciples dans l’attente de l’Esprit
afin que naisse l’Église évangélisatrice.

Obtiens-nous maintenant une nouvelle ardeur de ressuscités
pour porter à tous l’Évangile de la vie
qui triomphe de la mort.
Donne-nous la sainte audace de chercher de nouvelles voies
pour que parvienne à tous
le don de la beauté qui ne se ternit pas.

Toi, Vierge de l’écoute et de la contemplation,
mère du bel amour, épouse des noces éternelles,
intercède pour l’Église, dont tu es l’icône très pure,
afin qu’elle ne s’enferme jamais et jamais se s’arrête
dans sa passion pour instaurer le Royaume.

Étoile de la nouvelle évangélisation,
aide-nous à rayonner par le témoignage de la communion,
du service, de la foi ardente et généreuse,
de la justice et de l’amour pour les pauvres,
pour que la joie de l’Évangile
parvienne jusqu’aux confins de la terre
et qu’aucune périphérie ne soit privée de sa lumière.

Mère de l’Évangile vivant,
source de joie pour les petits,
prie pour nous.
Amen. Alléluia !

lundi 25 novembre 2013

Il ne lâche personne


Pas question pour moi de revenir sur l’année LMPT et mon ressenti, la justification à posteriori de mes choix. Je préfère regarder devant.
Mon point de vue se résume ainsi. 
Il y a eu un temps pour  manifester et je l’ai fait non pas pour interdire aux homosexuels le mariage et l’adoption mais parce que je sentais nécessaire de montrer au gouvernement que j’étais prête à bouger et qu’il fallait commencer au plus tôt pour éviter la suite qui pour moi est grave  (Euthanasie, suicide assisté, PMA et GPA). 
Je reste vigilante mais  je pense tout de même que le message est passé.

Quoiqu’il en soit, la loi a été votée démocratiquement, des gens se sont mariés et se marient légalement.

LMPT ou du MPT veulent abolir ou réformer la loi. Cela me semble complètement à côté de la plaque.
Des gens se sont mariés, il faudrait donc les démarier ?  Ce n’est pas sérieux là.

Imaginons que demain la droite revienne aux manettes, je suis sure qu’elle ne reviendra pas sur cette loi. Il faut arrêter de rêver.
Certains (3000 à 6000 ce weekend) continuent à manifester en clamant leur refus de la loi Taubira. Soit.

LMPT veut faire signer une charte aux candidats aux municipales. Le candidat doit s'engager entre autre à réclamer l'abrogation de la loi Taubira… Ils pourront toujours réclamer, cela ne mange pas de pain.


Parallèlement, je viens de lire le questionnaire envoyé par le Pape aux évêques dans l’optique du synode sur la famille.
Sur les unions de personnes du même sexe (point 5), après la question sur l’état du droit dans les pays, ce qui vient immédiatement c’est un questionnement sur  le comportement de l’église envers l’Etat promoteur, les personnes impliquées dans ce type d’union et l’attention pastorale envers eux et leurs enfants.

Faudra t’il répondre que la volonté  des cathos  est  d’abroger des unions validées par un officier d’état civil ?
Le mot « pastorale » renvoie au terme pasteur, celui qui prend soin de son troupeau, celui qui part à la recherche de la brebis égarée. Qui est cette brebis ? Le catho blessé par un choix législatif et qui ne lâchera rien? Le catho homosexuel marié civilement qui souhaitera  le baptême pour son enfant adoptif ?  Les deux selon moi.

On me dira que demander le baptême pour son enfant c’est s’engager à l’éduquer selon l’évangile et la doctrine morale de l’Eglise et que donc cela pose problème.
Pourtant, combien de cathos ne suivent pas complètement cette doctrine ?
Je ne parle pas là des divorcés remariés mais plus simplement du concubinage « ad experiememtum » ou pas d’ailleurs, de la contraception.

Je ne suis pas évêque et je ne suis pas non plus chef pour tous (il y en a déjà trop et ils s’écharpent de façon pas très catho) Mais personnellement, en tant que catéchiste, je reçois les paroles du pape François.*
« Dieu nous précède toujours ! Quand nous pensons aller loin, dans l’extrême périphérie, et que nous avons un peu peur, en réalité, lui s’y trouve déjà : Jésus nous attend dans le cœur de ce frère, dans sa chair blessée, dans sa vie opprimée, dans son âme sans foi. »
Il m’engage à annoncer l’amour sans limites de Dieu et à m’adapter aux circonstances dans lesquelles je dois annoncer l’évangile.
Aujourd’hui, je vais vers ces parents divorcés, concubins qui veulent que Dieu ait sa place dans leurs familles et demain, je ferai de même avec ses couples du même sexe qui voudront pour leurs enfants  le don de la foi.
Tout le monde est en chemin, chacun est à convertir et moi d’abord.

Alors oui, je m’opposerais à la PMA "non médicale", la GPA et l'euthanasie pour qu’elles ne soient pas adoptées si ces questions viennent sur le tapis législatif (vu le bazar actuel, j’ai des doutes)
C’est  mon devoir citoyen d’exprimer mon opinion dans les urnes et même dans la rue et sur bien des sujets et pas seulement celui-ci.
Aux prochaines élections, je vais certainement regarder les propositions des candidats et leur conformité avec ma vision de la société.

Mais oui aussi, une fois la loi votée, une démarche  jusqu’au-boutiste ne me semble pas cohérente avec ma mission de chrétien dans ce monde et ses périphéries. 
Certains me disent "on ne lâche rien". 
Je leur répond: Il ne lâche personne et j'ai du boulot pour le suivre. 

mardi 19 novembre 2013

Ethos, pathos, chronos ?



L’Avent approche à grands pas et je l’attends avec impatience.

Cette année, cure de web et de télé pour me préparer à la venue de l’enfant.
Il n’est pas question de me couper du monde mais de ne me connecter qu’une fois par jour, pour jeter un œil, prendre des nouvelles mais sans me laisser aspirer par les buzz  et les sirènes hurlantes.

Ces derniers jours, je suis au bord de l’indigestion.
Des pelletés d’émotion, d’empathie, de sidération, de l’indignation sont déversées jusqu’à la nausée.
Les médias pataugent dedans, les politiciens se sentent obligés d’en rajouter une couche par manque d’éthos Trop de pathos devient pathétique.
Les poubelles ne sont pas plutôt vidées que l’actualité relance la machine.
Chronos devient fou et nous avec.


Jean Lassalle qui prend le temps (lui) de parcourir la France et de rencontrer les français dresse un constat alarmant.

Les français rejettent les politiques, les médias et tout ce qui représente l’institution en fait.

Ils en ont assez d’être manipulés par « des gens » qui poursuivent des intérêts  qui ne leur semblent pas être le bien commun.

Et si nous revenions au logos ? 
Un discours rationnel logique et argumenté, vrai et sans pathos.
Je ne sais pas si nos « élites » en sont capables et surtout si elles sont conscientes de ce besoin de logos.



Alors, je fais un break et vous encourage à en faire autant.

Si personne ne les écoutent, ils se tairont peut être ou qui sait, ils changeront de registre.


mardi 12 novembre 2013

Les grenouilles qui demandent un roi



Lorsque Athènes florissait sous de justes lois, la liberté, dans ses excès, bouleversa le gouvernement, et la licence rompit ses vieilles entraves. Alors les partis factieux conspirèrent, et Pisistrate, usurpa le pouvoir et la citadelle. Les Athéniens déploraient leur triste esclavage, non que Pisistrate fût cruel, mais parce qu’un joug auquel on n’est pas accoutumé parait toujours pesant. Comme ils se plaignaient, Ésope leur raconta cette fable :


Les Grenouilles, errant en liberté dans leurs marais, prièrent à grands cris Jupiter de leur envoyer un roi dont l’énergie réprimât leurs mœurs déréglées. 
Le père des dieux se mit à rire, et leur jeta un soliveau qui, en tombant tout à coup et bruyamment dans leur étang, épouvanta tout ce peuple timide. 
Comme il restait longtemps enfoncé dans la vase, une Grenouille lève doucement la tête hors de l’eau, examine le monarque, puis appelle ses compagnes. 
Bientôt elles déposent toute crainte ; et toutes de nager à l’envi, et la troupe peu respectueuse de sauter sur le bois immobile. 
Après l’avoir souillé par tous les outrages, elles députèrent vers Jupin, pour lui demander un autre roi, puisque celui qu’il leur avait donné était inutile. 
Il leur envoya une hydre, qui, d’une dent cruelle, les dévora les unes après les autres. 
C’est en vain qu’elles cherchent à se soustraire à la mort ; elles sont sans force, la frayeur étouffe leurs cris. 
Alors elles chargèrent secrètement Mercure de prier Jupiter d’avoir pitié d’elles ; mais le dieu répondit : « Puisque vous n’avez pas voulu garder votre bon roi, il faut maintenant en souffrir un méchant. »
Et vous aussi, ô mes concitoyens, ajouta Ésope, supportez vos maux, de peur qu’il ne vous en arrive de pires.

Voilà … On peut ne pas être content mais il y a des limites. 
S'en prendre aux biens publics, exacerber les mécontentements légitimes ou pas, c'est trop.

Sachons raison garder.

lundi 4 novembre 2013

Non mais !


Je l’ai photographiée pour vous chanceux. La publicité de l’embouteillage matinal.


Premier coup d’œil : Si ma fille faisait cette tête, je pense qu’elle ne serait pas prête de revoir « ses » dessins animés. Non mais !

Deuxième coup d’œil : la concordance des temps est en option sans doute pour faire plus djeune mais de bon matin, cela m’irrite.

Troisième coup d’œil : Si aller voir mémé est moins important que les dessins animés, je plains la grand-mère.

Quatrième coup d’œil : Mais c’est du chantage !  Avec l’emploi des majuscules c’est même une injonction bleuglante. Tu montes dans la voiture pour aller voir ta grand-mère un point c’est tout.

Cinquième coup d’œil : Infinikids. Voilà tout est dit.




En arrivant à destination, je vais donc voir ce site si alléchant







Il est à la hauteur de ses promesses non ?
Céder ! 
Abonner votre enfant, il ne vous saoulera plus. En prime, il ira chez mémé qui n’aura pas besoin de monter le son de son sonotone parce que le marmot sera scotché sur sa tablette et donc en mode communication Off. Sympa la visite chez mémé.

Bref, collez vos enfants devant un écran dès le plus age parce qu’ils vous saoulent. 
Plutôt que de vous en occuper, aidez les à s'anesthésier parce que vous êtes incapable de leur dire non.

Ce billet est un éloge à l‘ennui, le vrai, celui qui permet de réfléchir et de créer.

Si vous faisiez ce cadeau à vos enfants ?

mercredi 30 octobre 2013

Halloween, c'est fini



On est bien loin de la déferlante noire et orange des années précédentes. Les vitrines, les rayons consacrés à cette fête sont réduits à la portion congrue.
Mais personnellement, cela ne me réjouis pas.

Je ne suis pas spécialement adepte d'Halloween et le volet commercial ne m’avait pas échappé mais la fin d'Halloween cache peut être plus qu’un problème de pouvoir d’achat.

Halloween, s’amuser à se faire peur à bon compte mais a-t-on envie de se faire peur quand la peur est notre quotidien ?
Peur de l’étranger, peur de la mondialisation, peur du déclassement rongent notre société et ce ne sont pas quelques citrouilles qui pourront exorciser ce mal. Je vous conseille le reportage de France 3 qui n’a pas fait recette lui non plus et pourtant il aurait dû : http://www.france3.fr/emissions/documentaires/videos/91073271


Franchement, ces gens ont-ils besoin de se faire peur ou de retrouver un peu d’espoir ?


Déjà la foire de Noel se prépare, les guirlandes municipale sont déjà accrochées, les magasins qui ont zappé Halloween installent la grande ripaille aux cadeaux.




C’est cela qui va redonner le gout de l’autre et de la vie ?

Avant de plonger dans le tunnel de l’avent commercial, j’ai envie de dire :

Zut quoi, Tous Saints !  

Et comme il y a du chemin pour y arriver, demandons de l'aide.

Seigneur, faites de moi un instrument de votre paix.
Là où il y a de la haine, que je mette l’amour.
Là où il y a l’offense, que je mette le pardon.
Là où il y a la discorde, que je mette l’union.
Là où il y a l’erreur, que je mette la vérité.
Là où il y a le doute, que je mette la foi.
Là où il y a le désespoir, que je mette l’espérance.
Là où il y a les ténèbres, que je mette votre lumière.
Là où il y a la tristesse, que je mette la joie.
Ô Maître, que je ne cherche pas tant à être consolé qu’à consoler, à être compris qu’à comprendre, à être aimé qu’à aimer, car c’est en donnant qu’on reçoit, c’est en s’oubliant qu’on trouve, c’est en pardonnant qu’on est pardonné, c’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie.


Bonne fête des saints que nous devons être pour faire reculer la peur.




vendredi 18 octobre 2013

Comment élever son enfant.




Genèse 22 , je l’ai lu bien souvent ce texte et chaque fois j'ai été choquée. 
Comment Dieu peut-il demander à Abraham de sacrifier son fils ?
Je le relis encore depuis quelques jours mais aujourd’hui cette lecture m’apaise au lieu de me révolter ?

Il m’aura fallu du temps, des enfants grands, pour saisir la beauté de cette épreuve.
Il m’aura fallu du temps comme il en a fallu à Abraham, 3 jours de marche vers un lieu indistinct. Il m’aura fallu lire et relire pour comprendre cette épreuve demandée, pour comprendre que c’est l’épreuve de tout parent.

Nous recevons nos enfants. Jour après jour nous les aimons au point parfois de les croire nôtres, ne faisant qu’un avec nous, n’étant pas de sujets autonomes. C’est la situation d’Abraham au début de ce texte (1).
C’est dans cet état d’esprit qu’il part, sans trop comprendre ce que Dieu lui demande mais il lui fait confiance.
Son fils est dans cette même confiance. Son père obéit à Dieu et il fait de même. Il consent.
Abraham en arrive peu à peu à croire que l’épreuve qu’il doit subir est de tuer son fils mais plusieurs indices nous montrent qu’il ne peut y croire (2), qu’il continue à remâcher la parole de Dieu pour atteindre son sens.

L’épreuve, la vraie, il la découvre finalement. Non, Dieu ne lui demande pas de tuer son fils mais de l’élever vers Dieu. Il arrête son bras et l’appelle par deux fois comme pour le réveiller, pour qu’il remâche encore une fois la parole pour en saisir le sens.  Alors Abraham lève les yeux, il découvre un bélier. Pas un agneau mais le père de l’agneau et il le sacrifie à la place de son fils.


Abraham comprend peut être à ce moment-là, qu’il doit tuer le père ou dans un langage moins psy, il doit ne plus faire un avec son fils et le laisser grandir seul avec Dieu.  Que lui, vieux bélier doit laisser sa place à l’agneau.
D’ailleurs à la fin de l’histoire Abraham redescend non pas avec son fils comme il l’avait dit aux jeunes gens mais seul. C’est parce qu’il a laissé son fils être un devant Dieu que Dieu renouvelle sa promesse.
Il m’aura fallu du temps à moi aussi, bien plus que trois jours de marche pour comprendre que la confiance en Dieu c’est aussi lui faire confiance pour nos enfants. 
Ils ont leur propre chemin à faire dans la vie et avec Lui. Nous pouvons les laisser se séparer de nous, ils ne seront pas seuls  et pourront à leur tour, seuls et autonomes, écouter sa parole.

Il y a bien sur d’autres lectures possibles à ce texte notamment le parallèle fait par Paul entre Isaac et Jésus, une annonce du Christ. 

Mais aujourd’hui, il me parle ainsi et c’est bien. 

(1) Dans le texte hébraïque  au verset 3, il est dit: "ils partirent tout les deux, ensemble " deux ne faisant qu'un. Plus loin au verset 8 "tous les deux continuèrent à aller ensemble" cet aspect fusionnel de leur relation est à nouveau précisée.
(2) Il dit aux jeunes qu'ils reviendront tout les deux, il dit que Dieu saura voir l'agneau...

Vous voulez creuser cette interprétation et les autres ? 
http://www.ndarche.org/Abraham9.pdf
http://www.akadem.org/sommaire/cours/les-points-durs-de-la-tora/la-ligature-d-isaac-04-09-2007-7031_4246.php
et Michel Remaud - Telle est la circoncision du Christ in Cahiers Ratisbonne, n°8, p. 65-83, 2000

mardi 15 octobre 2013

Discrimination et préjugés



Jeudi 17 octobre est la JOURNÉE MONDIALE DU REFUS DE LA MISÈRE. 
ATD Quart monde, le secours catholique et d’autres associations ont choisi cette année de mettre en avant le combat contre les préjugés concernant les personnes en grande précarité et la lutte contre les discriminations dont elles sont victimes.
Il y a un an je vous parlais du cas de cette famille refoulée d’un musée parce que leur odeur dérangeait les autres visiteurs.

Je voudrais aujourd’hui vous parler de la dame à la caisse du supermarché qui retirait peu à peu des articles pour que le montant de ses achats colle avec son bon du CCAS.



Les gens la regardaient faire avec impatience et même un certain dédain.
La caissière avait l’air excédé de devoir repasser les articles en annulation et énonçait à haute voix la somme qui était encore en trop. 

Choisir entre la lessive et le lait…

La dame ne savait plus où se mettre et si elle avait pu, elle aurait déguerpi.
Il manquait encore 60 centimes et derrière moi les gens la regardaient avec un air du style : Bon, c’est pour aujourd’hui ou pour demain. Sans empathie pour son calvaire.

J’étais à deux doigts de lui donner les 60 centimes mais je ne l’ai pas fait pour ne pas aggraver sa honte. Elle a rendu la baguette de pain et elle est sortie presque en fuyant en murmurant un au revoir à la caissière.

Le soulagement était général. Elle nous avait fait perdre assez de temps comme ça non ?
J’ai entendu derrière moi quelqu’un marmonner « Quand on n’a pas les moyens, on ne fait pas ch... les autres. »

Ben oui mon gars, une échappée des restos du cœur qui vient embêter le chaland et en plus avec l’argent des contribuables.

Alors j’ai pris mon temps, j’ai rangé tout doucement mes achats en les triant dans les sacs.  J’ai fouillé longuement dans mon sac à la recherche de ma carte de fidélité puis de ma carte de paiement. J’ai bien plié mon ticket de caisse que j’ai rangé dans mon porte- monnaie. J’ai rempli mon caddy avec précaution. J’ai cherché mes clefs de voiture et me suis enfin décidé à quitter les lieux.

Parce que quand on a les moyens, on a le droit de faire ch... les autres apparemment.