lundi 31 décembre 2012

Pour 2013


L'année 2013 commence  dans quelques heures.

Je pourrais faire des souhaits en ce début d'année, vous adresser mes voeux  de bonheur et de santé. 

Bien sur,  j'espère pour vous tous une bonne année mais il me semble plus juste de demander pour vous tous et moi même l'intercession de celle que nous fêtons le  premier janvier, la mère de Dieu.

Cette prière je l'adresse plus particulièrement à Notre Dame qui fait tomber les murs.

Notre Dame qui fait tomber les murs. Icone peinte sur le mur de séparation entre Israël et Palestine à Betléem.



Très sainte Mère de Dieu, je t'invoque comme Mère de l'Eglise, Mère de tous les chrétiens souffrants, mais aussi Meryam de nos frères musulmans, et fille du peuple d’Israël.

Je te supplie, par ton ardente intercession, de faire tomber ce mur, les murs  de nos coeurs, et tous les murs qui génèrent haine, violence, peur et indifférence,entre les hommes et entre les peuples.

Rassemble nous et unis-nous sous ton manteau, protège-nous de tout mal, et ouvre à jamais dans nos vies la porte de l'Espérance.

Fais naître en nous et en ce monde, la civilisation de l'Amour jaillie de la Résurrection de ton Divin Fils, Jésus-Christ, notre sauveur. 

Amen 

Un p'tit cadeau :
http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/messages/peace/documents/hf_ben-xvi_mes_20111208_xlv-world-day-peace_fr.html

jeudi 27 décembre 2012

Agapes, Gap, Agapé




Je ne sais pas si cela vaut la peine de dire plus que ce titre.

Noël est passé, ce fut un beau Noël qui a permis à ma petite troupe familiale de faire un pont au-dessus du gap qui sépare trop souvent agapes et Agapé.

Une veillée et une messe recueillie et joyeuse,

Un repas partagé ensuite avec des frères et sœurs si pleins de failles que la lumière les traverse pour nous toucher en plein cœur. Des petits mots patiemment roulés dans les serviettes de table,des chants repris ensemble, des histoires racontées et écoutées.

Un matin doux fait de partage de petits cadeaux, de gros câlins et de multiples sourires.

Un repas partagé encore mais avec les cousins et les grands parents que l'on ne voit pas assez souvent et donc on en profite pour tisser encore un peu plus les liens que la vie effiloche.

Puis, le silence du soir qui permet de se repasser  les images et les émotions et de faire des réserves dans son cœur pour les moments difficiles.

Dire Merci.

samedi 22 décembre 2012

Lettre du Père à Noël

Je regarde jusqu'au fond de ton coeur et je sais tout de toi.
Je sais quand tu s’assieds et quand tu te lèves.
Je te vois quand tu marches et quand tu te couches, je connais parfaitement toutes tes voies.
Même les cheveux de ta tête sont comptés.
Tu as été créé à mon image.
Je te connaissais même avant que tu sois conçu. Je t'ai choisi au moment de la création. 
Tu n'étais pas une erreur.
Tous tes jours sont inscrits dans mon livre.

J'ai fait de toi une créature merveilleuse.
C'est mon amour de Père que je répands sur toi, parce que tu es mon enfant et que je suis ton Père. 
Je t'offre plus que ton père terrestre pourrait jamais te donner car je suis le Père parfait.
Toute grâce que tu reçois vient de ma main car je suis celui qui subvient à tous tes besoins.
Mon plan pour ton avenir est toujours rempli d’espérance parce que je t'aime d'un amour éternel.
Mes pensées vers toi sont innombrables comme le sable sur le bord de la mer et je me réjouis de tes louanges et et ton adoration.

Si tu me cherche avec tout ton coeur, tu me trouveras. Je suis capable de faire plus pour toi que tu pourrais probablement imaginer car je suis ton encouragement le plus grand.
Je suis aussi le Père qui te console dans tous tes ennuis.
Quand tu cries à moi, je suis près de toi, et je te délivres de toutes tes détresses.
Comme un berger porte l'agneau, je te porte près de mon coeur. J'effacerai toutes larmes de tes yeux et j'emporterai toute douleur que tu as subie sur cette terre.

Je suis ton Père et je t'aime de la même façon que j'aime mon fils Jésus car dans Jésus  mon amour pou toi est révélé.
Il est venu pour démontrer que je suis pour toi, pas contre toi et te dire que je ne compte pas tes péchés.
Jésus est mort pour que toi et moi nous puissions être réconciliés. Sa mort est l'expression suprême de mon amour pour toi. j'ai renoncé à tout ce que j'aime pour gagner ton amour.
Si tu acceptes mon fils Jésus tu me reçois et rien ne te sépareras de mon amour.
Dans ma maison, il y a tant de joie, dans le ciel, devant la repentance d'un péché.
J'ai toujours été le Père et je serais toujours le Père

Ma question est... Veux tu être mon enfant?

Et je t'attends.


Ce texte est constitué de citations de la Bible.
Je ne connais pas de façon sûre son origine mais j'ai voulu le partager avec vous comme méditation en attendant la joie de Noël. 

mercredi 19 décembre 2012

Et si nous faisions la paix ?



Une tradition ancienne instaurait une trêve de Noël. Quelques jours de paix.
Nous ne sommes pas en guerre en France et pourtant, nous sommes nombreux croyants ou pas à souhaiter l’apaisement.

Ce n’est pas la guerre bien sur, mais nos attitudes, nos mots y font penser bien souvent.
Bataille,  Attaques, Campagne, Guerre des mots.

Pour se battre, il faut être deux.  Un qui attaque et un qui riposte mais pour dialoguer il faut aussi  être deux: un qui énonce et l’autre qui répond.
Comment faire pour dialoguer si l’autre refuse le dialogue. (D’ailleurs celui qui refuse n’est pas toujours l’autre)

Nos échanges sont depuis toujours basés sur le rapport de force. On discute, non pour comprendre, accepter d’être converti par la parole de l’autre mais pour convaincre ou même pour gagner à tout prix.
Chacun campe sur ses positions (tiens encore un vocabulaire guerrier) et la discussion éloigne les hommes plutôt que de les rapprocher.

Finalement, voulons-nous dialoguer ?

Jusqu’où  sommes-nous prêts à aller pour notre vérité ?

Et demain, si nous échouons, seront nous dans l’amertume, le repli, la haine ?

Et demain si nous gagnons, seront nous dans le triomphe, ou la condescendante ?

Et si nous faisions la paix quelques jours ?

Certes le monde ne va pas s’arrêter de tourner si nous baissons les armes. Les attaques et les guerres non plus.
Certes pour la paix comme pour la guerre, il faut être deux.

Et si nous faisions la paix quelques jours ?

Pour nous demander si finalement nous avons assez confiance dans le Christ,

Pour nous demander, si  pour  bâtir le royaume ici-bas il nous faut affronter nos frères.

Nous devons témoigner du Christ et de son amour universel, alors faisons la paix en nous quelques jours  et écoutons-le.  


PS1:  L'arbre de Jonas illuminé pour Noël

PS2 Loin de moi l’idée de renoncer à dire ici et ailleurs et même dans la rue ce que je pense des projets de lois actuels mais je vais profiter de ma trêve de Noël pour réfléchir à toutes les questions que je vous ai posé, pour partager ce temps avec ma famille et ceux qui sont seuls et blessés et surtout  faire grandir ma confiance en Lui.




Bon Noël  à vous et vos familles.

lundi 17 décembre 2012

Protégeons les enfants


Depuis hier, un truc me tracassait et malgré mon insomnie, je n’arrivais pas à mettre des mots dessus.
Hier, j’ai suivi sur twitter et FB des contacts et des amis qui participaient à la manifestation pour le mariage pour tous.
Je respecte leur engagement auprès des homosexuels qui sont victimes de réflexions plus que déplacées et parfois même victimes de violence. Je suis moi-même outrée par certains discours bien peu fraternels.
Je ne partage pas leur adhésion au projet de loi en cause mais je pense partager avec eux beaucoup et notamment  un discours modéré sur ce sujet comme sur d’autres.

J’ai suivi donc, visionné les photos qui ont été publiées ici et là et c’est cela qui m’a perturbé.
Non ce ne sont pas les pancartes « humoristiques » mettant en cause ma religion qui m’ont heurté, je sais faire la part des choses.

Je sais aussi ne pas grimper aux rideaux à chaque fois que je suis choquée par quelque chose.

J’applique alors ma règle  numéro 5 (je vous donnerai ma liste à l’occasion) : Tourner 7 fois mon tweet dans ma tête avant de l'envoyer.

Mon malaise il était là en fait.
Je suis tombé sur une photo qui m’a profondément choquée.  
Le slogan sur la pancarte est très poétique.
Je cite : « Bite dans le cul ou pas, on veut l’égalité des droits »
Sympa !

Ce qui l’est moins, c’est  qu’un enfant brandi cette pancarte et que les personnes autour semblent trouver cela très drôle.
Cette image, je l’ai vu plusieurs fois dans différents tweets. Comme beaucoup j’ai été scandalisée de voir un enfant utilisé de cette façon.

Et pourtant je n’ai pas retweeté cette photo et mon malaise s’est amplifié à chaque nouveau RT (partage)
Alors quoi ?

J’ai trouvé tout à l’heure quand une amie a diffusé la même image mais comme cela.



Merci à elle, soudain, mon malaise s'est apaisé.

Je ne jette la pierre à personne mais peut-on s’offusquer de cette photo et la propager en utilisant à nouveau cet enfant pour une cause.

On m’a fait justement remarquer qu’il est possible que ce soit une photo truquée. 
Si c’est le cas c’est encore pire.



Protégeons les enfants de nos débats de grands.





Toujours mieux


Un reportage de canal + sur  le harcèlement sexuel en Egypte va  être diffusé ce soir.
On y voit des jeunes hommes frustrés  et les personnes interrogées leur trouvent des excuses
Pas de sexe en dehors du mariage et pour de nombreux jeunes, ce mariage est impossible faute de moyens.
Donc, ces frustrés se transforment en animaux en rut et même le voile n’arrive pas à calmer leur « énergie ».
Pourtant, cette situation de frustration n’est pas nouvelle, le sexe hors mariage est interdit depuis toujours sous ces cieux et ce fut le cas aussi chez nous.
Par contre ce qui est nouveau c’est l’incapacité de ces messieurs à maîtriser leurs pulsions.
Pour avoir vécu dans la région, j’ai quelques souvenirs qui me viennent.
Rien de grave, juste cette pression dans certains lieux, des regards et des pss pss de gamins qui auraient pu être mes fils.
J’ai personnellement une analyse partielle qui vaut ce qu’elle vaut.
Dans tous ces pays, le satellite « libre » diffuse gratuitement un nombre incalculable de chaines X.  C’est inimaginable.
Les seules images  de vie sexuelle qui sont accessibles sont des films X.
Ces jeunes construisent leurs fantasmes et leurs rapports aux femmes sur des images dégradantes et violentes. Ils en viennent à penser que la femme est un objet sexuel point barre et surtout ces images exacerbent leurs pulsions inassouvies.
Ils sont persuadés qu’il suffit de dire « hé mademoiselle ! » pour que les voiles tombent et les portes jarretelles  s’offrent.
C’est bien triste et cela renvoie à d’autres frustrations. Le net, les chaines satellites  leur présentent une société de consommation qu’ils  ne peuvent que regarder.
Ils voient sans arrêt (ils ont le temps, ils sont sans emploi) des objets de consommation inaccessibles pour eux et la femme inaccessible devient elle aussi un objet de désir de consommation.

La seule différence entre la femme et les autres objets de consommation c’est que la femme n’est pas que derrière un écran ou une vitrine, on la croise dans la rue.
Les religieux intégristes ont su récupérer ces désirs inassouvis et cette frustration. Non pas en proposant une transcendance mais en transformant la femme en bouc émissaire, permettant du même coup aux puceaux tardifs de s’exonérer de leurs pulsions.
Certes les femmes ont emboîté le pas se couvrant de voiles de plus en plus opaques mais peine perdu. Rien n’arrête le mâle en rut.

Vous reprendrez bien une tranche (Lady Gaga et sa robe en viande)
Changement de rive, revenons  en France.
Nous voyons ce reportage et nous nous indignons devant tant d’animalité, bien calés dans nos fauteuils. Nous crions au scandale devant ces images.
Chez nous, nous avons le droit au sexe hors mariage, donc nous sommes « avancés » face à ces barbares.
Trop bien !!!!
Certes le sexe n’est plus un objet de désir inassouvi. C’’est même presqu’un droit  sous nos latitudes non ? L’amour libre, les sex friends et j’en passe. 
Mais l’homme est un être de désir  et tout nous pousse à en avoir de nouveaux, toujours plus… toujours plus frustrés. Nous ne supportons pas la frustration.
Et nos enfants ?
Ils n’ont rien à voir avec les jeunes égyptiens me direz-vous. 
Certes le harcèlement sexuel dans la rue n’a pas la même visibilité mais il existe et pas que dans les « quartiers ».  
Pourquoi une fille dirait-elle non à l’heure des mœurs libres et de la pilule ? Combien de filles sont droguées dans les soirées entre jeunes  pour être sur de pourvoir la réduire à un objet de consommation ?
Pourquoi hésiter à se laisser faire de plus en plus jeune puisque la société admet que c’est légal et donc peut être moral en permettant la contraception  à des bébés de 13 ou 14 ans  sans en informer les parents.
J’ai envie, donc je prends.  Et cela des deux côtés de la méditerranée.
Plutôt que de lutter pour faire ce que ce que l’on veut  de notre corps, selon nos désirs, ne devrions-nous pas plutôt lutter contre la banalisation du désir en lieu et place de l’amour  empreint de respect.

Plutôt que de vouloir toujours plus, ne devrions-nous pas plutôt vouloir toujours mieux.

Passez de la consommation au respect et dans l’amour.

Ici et ailleurs.

samedi 8 décembre 2012

Notre Dame de chez moi.



J’ai envie ce soir  de vous faire découvrir mon église.

Ce n’est pas un magnifique édifice gothique qui domine la ville.
Je la connais depuis longtemps, je l’ai vu construire dans les années soixante-dix.


Avant elle ? 



La communauté se réunissait dans un hangar baptisé "Notre Dame de la tôle".

















Mon Eglise se dissimule derrière un bâtiment d’habitation, elle se veut humble.

Non pas érigée mais immergée dans le monde.


Elle n’est pas grandiose et j’avoue avoir mis du temps à l’apprécier.

Et pourtant…

Sur sa façade, une fresque offre aux passants la paix et  l'accueil. 







J'y vais souvent dans le silence des matins en dehors des offices. Elle est belle. 



J'y vais aussi pour participer à la messe, animer le KT et plein d'autres moments de communion.

Elle est belle mon Eglise surtout par les visages qui la peuplent.

Elle est belle. 

Viens voir.




jeudi 6 décembre 2012

L'invisible


Ce texte n'est pas de moi, La personne qui l'a écrit m'a autorisé à le publier sur Jonastree. Ce sont ses mots et il me touchent.

Cette histoire commence dans un angle. 

L’angle d’une rue plus précisément une rue Gambetta. 
Cet angle est traversé si souvent que la distinction entre le trottoir et la route est impossible.  

Animé le jour, animé la nuit, jamais cet angle ne s’endort. 
Les magasins, les bureaux à la lumière, les bars, les restaurants au noir. 
Ces joueurs de musique, danseurs qui passent ici tout au long de la journée sans réellement s’arrêter. 
Des lumières, des panneaux, des poubelles et moi. 


Comme une partie du décor je suis assis dans cet angle.

Tout comme ces aménagements je prends le soleil, le vent, la pluie et la neige.  

Ce qui m’est réservé sont les pièces et la vieillesse qui m’envahit bien plus vite que ces passants. 


Le pochtron disent-ils lorsqu’ils sortent alcoolisés de leur bar, le sale disent-ils lorsque je souris à leurs enfants.
Mon vrai prénom était Jean je crois mais personne ne me le demande jamais. 

Il y a cet homme qui sort parfois de son restaurant à la fermeture pour me donner des restes, Un bon petit gars. Le seul qui me voit vraiment, les autres évitent mon regard, ne m’aperçoivent pas réellement. 

Un homme en costume cravate est venu me parler de sa religion, le mormonisme, qui avait le pouvoir de me sauver disait-il. Peut-être avait-il raison mais je ne pouvais pas répondre à ses questions. 
Un jour est venu, un hiver je crois, où j’ai perdu la foi de parler. 
Il m’a tourné de dos et s’en est allé en disant qu’il faisait vraiment un boulot de merde. 
Mon père m’avait pourtant dis que ces hommes si bien vêtus étaient éduqués.  Je le savais au fond, cet avenir qu’on avait espéré pour moi était irréalisable. 

Je suis là dans cette rue, cet angle plus précisément à attendre que le Seigneur veuille bien me rappeler auprès de lui.  

mardi 4 décembre 2012

Contre vents et marées.




Le 4 décembre,  nous fêtons sainte Barbe*, patronne entre autres, des mineurs et des pompiers.
Cette fête passe inaperçue en France depuis la fermeture des mines mais certains, dont je fais partie sèment à cette occasion du blé près de la crèche. Ce blé qui pousse ainsi tout au long de l’Avent symbolise la vie et la foi qui croit.
Chaque jour, les millimètres puis les centimètres s’additionnent et les racines se déploient et s’ancrent pour soutenir les jeunes pousses. 

Sans vous faire un cours de sciences naturelles, il est intéressant de voir que la germination commence par la pousse de la racine. 
Bien au chaud dans la maison, la germination commence deux jours après le semis.

Hasard du calendrier, deux jours après la sainte Barbe, l’Eglise nous propose la méditation de la parabole du bâtisseur.

Celui qui construit sa maison sur le roc et non dans le sable, celui qui met en pratique la parole du Seigneur.
Bon, je ne vais pas vous faire un cours sur cette parabole non plus, juste retenir ce qui parle à mon cœur cette année en lisant ce texte et en regardant mon semis.


Les tempêtes, les torrents de pluies, sont notre lot quotidien ici et ailleurs. 




Les turbulences climatiques, économiques et politiques secouent notre monde si bien qu’on ne sait plus trop à quel saint se vouer.


Pour résister dans la tourmente, il faut s’ancrer  dans le roc par nos racines. 
Pour continuer à croître et porter du fruit, il faut puiser de l’énergie dans la parole.

J’en viens presque à apprécier ces turbulences et ce bruit incessant qui m’entourent. 
Tout cela me pousse finalement de replonger dans la parole de Dieu pour trouver force et sens.

Prenons un exemple récent, l'appel bruyant de madame Duflot à ouvrir nos portes qui a déclenché un torrent de réponses justifiées.

Je le relis cet appel, derrière ses mots, j’entends le désarroi et l’impuissance du monde face à l’ampleur de la crise.  Et cet appel, que certes je n’ai pas attendu pour agir, me pousse à nouveau à m’accrocher à mes racines pour donner encore plus.

Donner encore plus, non pas pour obtenir une reconnaissance de mes efforts par la société, les médias ou un ministre mais parce qu’il y a un ami de mes enfants qui se débat pour grandir sans racines et qu'il faut continuer à lui tendre la main même s'il la refuse, parce qu'il y a tous ces gens seuls  qui partageront avec moi le repas de Noël. 
Parce qu’il  y en a tant d’autres ...

Les polémiques pompent l’énergie et j’en ai tant besoin, ils en ont tant besoin.

Alors j’ancre mes racines et  je pousse, je pousse contre vents et marées.


* Non ce n'est pas ma sainte patronne ! la barbe :)


Photo de JP Rubinstein in http://www.snv.jussieu.fr/vie/dossiers/phototropisme

samedi 1 décembre 2012

J’ai du temps



Vous me direz que j’ai bien de la chance d’avoir du temps. 
Un temps  dont je dispose comme je le souhaite.

Dans la foulée vous me direz sans doute ce que vous feriez de tout ce temps dont je dispose.
Faire du shopping, visiter des expos, se pomponner, bref  du temps pour se faire plaisir.

J’ai plein de temps mais je n’ai pas de temps à perdre.

Alors, je le partage.

Avec ceux qui n’en ont pas. Avec ceux qui en veulent ou en ont besoin.

J’ai du temps pour les autres, il est précieux et je ne le gaspille pas.

Vous m’enviez d’avoir ce temps ? 

Vous l’avez aussi, il suffit de le prendre, pour qu'il serve.

Alors c'est urgent et dès aujourd'hui c'est possible .

Le temps comme l'argent, est un bien qui ne vaut que s'il "sert"