mardi 4 décembre 2012

Contre vents et marées.




Le 4 décembre,  nous fêtons sainte Barbe*, patronne entre autres, des mineurs et des pompiers.
Cette fête passe inaperçue en France depuis la fermeture des mines mais certains, dont je fais partie sèment à cette occasion du blé près de la crèche. Ce blé qui pousse ainsi tout au long de l’Avent symbolise la vie et la foi qui croit.
Chaque jour, les millimètres puis les centimètres s’additionnent et les racines se déploient et s’ancrent pour soutenir les jeunes pousses. 

Sans vous faire un cours de sciences naturelles, il est intéressant de voir que la germination commence par la pousse de la racine. 
Bien au chaud dans la maison, la germination commence deux jours après le semis.

Hasard du calendrier, deux jours après la sainte Barbe, l’Eglise nous propose la méditation de la parabole du bâtisseur.

Celui qui construit sa maison sur le roc et non dans le sable, celui qui met en pratique la parole du Seigneur.
Bon, je ne vais pas vous faire un cours sur cette parabole non plus, juste retenir ce qui parle à mon cœur cette année en lisant ce texte et en regardant mon semis.


Les tempêtes, les torrents de pluies, sont notre lot quotidien ici et ailleurs. 




Les turbulences climatiques, économiques et politiques secouent notre monde si bien qu’on ne sait plus trop à quel saint se vouer.


Pour résister dans la tourmente, il faut s’ancrer  dans le roc par nos racines. 
Pour continuer à croître et porter du fruit, il faut puiser de l’énergie dans la parole.

J’en viens presque à apprécier ces turbulences et ce bruit incessant qui m’entourent. 
Tout cela me pousse finalement de replonger dans la parole de Dieu pour trouver force et sens.

Prenons un exemple récent, l'appel bruyant de madame Duflot à ouvrir nos portes qui a déclenché un torrent de réponses justifiées.

Je le relis cet appel, derrière ses mots, j’entends le désarroi et l’impuissance du monde face à l’ampleur de la crise.  Et cet appel, que certes je n’ai pas attendu pour agir, me pousse à nouveau à m’accrocher à mes racines pour donner encore plus.

Donner encore plus, non pas pour obtenir une reconnaissance de mes efforts par la société, les médias ou un ministre mais parce qu’il y a un ami de mes enfants qui se débat pour grandir sans racines et qu'il faut continuer à lui tendre la main même s'il la refuse, parce qu'il y a tous ces gens seuls  qui partageront avec moi le repas de Noël. 
Parce qu’il  y en a tant d’autres ...

Les polémiques pompent l’énergie et j’en ai tant besoin, ils en ont tant besoin.

Alors j’ancre mes racines et  je pousse, je pousse contre vents et marées.


* Non ce n'est pas ma sainte patronne ! la barbe :)


Photo de JP Rubinstein in http://www.snv.jussieu.fr/vie/dossiers/phototropisme

2 commentaires:

  1. Les premiers disciples de Jesus avaient un baton, un vetement, une ceinture et une paire de sandales. Pour le reste ils comptaient sur la providence. L'Eglise, ses congregations et ses paroisses ont plusieurs hectares de proprietes a l'interieur de Paris. Je ne dis pas que l'Eglise est fautive dans ce debat, mais en s'en tenant a la providence divine comme c'etait le cas au depart, les disciples des temps modernes se seraient epargne ce debat assez ambarassant. L'Eglise se croit forcee de montrer qu'elle ne peut rien faire de plus, ce qui n'est certainement pas vrai.
    Monseigneur 23 aurait ete plus judicieux de dire qu'il ferait tout pour collaborer avec la ministre sur le penible probleme du logement: le resultat aurait ete strictement le meme mais d'un point de vue communication ca aurait ete mieux et aurait evite bien des querelles.

    L'Eglise semble s'opposer a tout ce qui ne vient pas d'elle meme. quand sera-t-elle plus cool?

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  2. l'église ne dit pas qu'elle ne peut pas faire plus. elle fait remarquer qu'elle fait beaucoup, sans se vanter et qu'elle n'a pas attendu pour utiliser ses locaux vides en les mettant aux normes à la charge des catholiques. Voir encore un exemple icihttp://catholique-rennes.cef.fr/?Le-diocese-de-Rennes-partenaire-de . Monseigneur Vingt trois n'a pas encore répondu à la lettre de Mme Duflot. Ne préjugeons pas sa réponse.

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