lundi 22 octobre 2012

Quand même


Ceux qui me connaissent savent que ces derniers jours,  ce n’est pas la forme et qu’une fois de plus, mon cœur et mes yeux sont tournés vers le Liban.
Mais après la sidération et la sensation de déjà vécu vendredi, après l’angoisse pesante du weekend, il faut réagir.
Les libanais m’ont appris une chose durant les années passées à leurs côtés : 
« Quand même » 
Le mal frappe, il faut que le bien gagne quand même.
La peur monte, il faut trouver le courage de vivre « normalement ».
La colère envahit les cœurs, il faut agir pour qu'elle laisse place à l’espoir.
L’extrémisme gronde, il faut le faire taire.
L’abattement s’insinue, il faut s’accrocher à l’énergie qui reste.
Quand même.

Alors ce matin, j’ai choisi de voir les « Quand même » qui sont nés une fois de plus au milieu de la barbarie et de vous parler de ce qu’on ne dit pas à télé parce que le sang fait "la une" mais pas les fleurs .

Le jour du drame de Achrafieh,  comme d’ailleurs à chaque fois que le mal fait couler le sang innocent, des gens anonymes se sont transformés en ambulanciers. Sans réfléchir, ils ont chargés des blessés dans leurs propres voitures pour les transporter à l’hôpital. 
Dans le drame, le mot frère prend tout son sens et dans l’urgence, le meilleur de l’homme se libère.

Dès le lendemain, les cœurs se sont tournés vers les victimes de l’attentat.

Des victimes innocentes qui ont des noms, des enfants comme Georgette, fauchée  sur le trottoir alors qu’elle rentrait chez elle pour nourrir ces trois enfants.
Des familles à la rue parce que leurs appartements ont été détruits.
La solidarité s’est organisée parmi les anonymes, spontanément, sans tambours ni trompette. « Achrafieh for all » , créé dès le samedi collecte des fonds et des biens pour les victimes.



Dans la foulée,  le "Club de Musique de l'USJ", en partenariat avec «Jeunes Pour un Monde Un i » (Focolari), organise un concert jeudi pour collecter des fonds.

Ces jeunes font briller la lumière de l’unité et de la paix à l’heure ou d’autres s’agitent dans les rues en se laissant entraîner dans la violence, la colère et la discorde.

Certes, il faudra que les barbares soient punis, mais le mal gagne lorsque l'on lui répond par le mal.

Le bien, quand même. 

1 commentaire:

  1. Je partage votre "cri"; puisse l'initiative du Vatican en Syrie renforcer l'espoir de paix et servir d'exemple face à l'incapacité des Etats d'aboutir

    RépondreSupprimer