vendredi 30 mars 2012

No pasaran


Suis-je la seule à m’inquiéter de la montée des extrêmes ?

Sous couvert de religion, la barbarie a frappé à Toulouse et les djihadiste de Forsane Alizza véhiculent la haine. Au passage, je rappelle que ce  groupe qui fait la une de l'actualité,  marchait aux cotés de Civitas  lorsque Civitas s’est érigé  défenseur de la foi chrétienne sans qu’on lui demande rien (moi en tout cas).

Des groupuscules de tous bords distillent  dans la société des messages de haine sous couvert de religion ou pas et essayent de nous faire croire que nous sommes de mauvais croyants parce que tièdes ou de mauvais français pour la même raison.

Si être tiède, c’est refuser de voir en ennemi en l’autre alors je revendique cette étiquette et je pense que la majorité des gens partage mon opinion. 

Mais attention car nos jeunes sont fragiles.  

Comme le dit Djamel Debbouze, la frustration amène  à l’extrémisme. 
C’est celle des jeunes de banlieue  qu’il pointe du doigt mais on pourrait aussi parler de ces jeunes inquiets de leur avenir partout en France qui se font récupérer à l’extrême gauche comme à l’extrême droite. 
En profitant de leur quête d’idéal, les extrêmes  les amènent à un repli identitaire inadmissible et dangereux pour leur avenir.

Hier, circulait sur FB des photos de tags pro  MM. Les tagueurs  sont les jeunes dont nous parlent Djamel. 
Il serait temps de nous occuper de leurs frustrations non ?

Et pour en revenir à ces photos, je me demande bien qui les a mis en ligne …
En tout cas, les jeunes qui les ont commentés sont visiblement aussi  frustrés que les tagueurs vu la haine raciale qu’ils vomissaient. 
Il serait temps aussi de nous occuper de leurs frustrations à eux aussi.

Même mal pour tous ces jeunes : un avenir qui leur parait plus que compromis.

Alors que faire, laisser faire ?

Il est temps de faire contrepoids, d’agir pour que nos jeunes trouvent un avenir,  leur présenter une vie ensemble qui ne soit pas un pis aller ou pire une impossibilité  mais un effort commun pour le bien de tous.  

Et dans un premier temps, mettons fin nous les adultes, à nos dévires langagières et refusons celles  de notre entourage et celles de nos hommes politiques amplifiées par les médias.
Choisissons en conscience le chemin qui permettra demain à nos enfants, c’est-à-dire tous les enfants de vivre ensemble et bien. 


Pour mes lecteurs croyants ou pas: 

A lire aussi le discours récent de Monseigneur Vingt-Trois qui nous engage à ne pas nous laisser guider par la peur.

A lire aussi en cette période d’élections http://www.eglise.catholique.fr/getFile.php?ID=18950

1 commentaire:

  1. Sous un autre angle, je crois avoir abordé le même thème dans mon dernier billet sur http://direetredire.unblog.fr

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