mercredi 14 mars 2012

Mourir dans la dignité



Je ne vais pas me lancer dans un exposé contre l’euthanasie, ni parler de la gestion de la douleur et des soins palliatifs . D'autres l'ont déjà très bien fait. Ici ou

Mon ambition du jour est plus limitée, parler de la dignité en fin de vie après avoir parlé de celle du pauvre.
Pour commencer, remettons nous en mémoire Jean Paul II.
Le 2 avril 2005, une semaine après le dimanche de pâques, Jean Paul II est retrouvé dans la maison du Père.  Nous avons assisté à sa lente déchéance physique.  Nous avons vu aussi, grandir dans le même temps la force de sa foi et de son amour pour le monde. 

Il est mort dignement en consacrant ses derniers jours comme sa vie entière à l’amour des hommes et de Dieu.


Il a accepté d’être jusqu’au bout, là ou d’autres pensent que le paraitre prime sur l’être et qu'il faut préserver son image jusqu'à a fin * 


Refuser les signes du handicap, les signes de la maladie,  c’est refuser l’atteinte au paraitre au risque de l’atteinte de l’être de l’autre ou de soi.

Le regard stigmatisant sur l’apparence d’une personne blesse en effet l’être de cette personne. Le regard que l’on porte sur notre propre apparence nous masque ce que nous sommes avec nos beautés et laideurs intérieures.

Si je me détache du paraitre pour être jusqu’au bout, je suis digne dans mon dernier souffle.
Si j’accompagne un mourant en regardant ce qu’il est et non son apparence, je reconnais sa dignité.

La dignité ne se choisit pas. Elle est constitutive à l’homme.
On ne la perd pas lorsque notre apparence est abimée mais quand notre être l’est.

Jésus avant de guérir le paralytique, lui a pardonné ces péchés. Il lui a redonné sa dignité d’homme en guérissant les blessures de son être avant tout et en le restaurant dans l’amour.

La seule dignité c’est d’être aimé.



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