vendredi 9 décembre 2011

Le scandale du golgotha


« Nous n’avons pas honte de la croix du Christ, ni de Jésus cloué sur le bois, c’est notre salut. Il a été vaincu aux yeux du monde, exposé aux moqueries, couronné d’épines.  Pourtant il apporte la vie.
Dans un univers où la force l’emporte sur le droit, où le mépris des autres l’emporte sur le service de nos frères, le corps du Christ est une folie.
Qui pourra jamais croire qu’il a vaincu la mort, tué la haine et abattu le mur qui empêchait les païens d’accéder au sanctuaire ?
Des témoins l’ont vu vivant, touché. Nous les croyons parce la rencontre du ressuscité a transformé leur vie,  qu’ils ont témoigné jusqu’au don de leur vie et ils ont mis en pratique ce qu’ils avaient vu Jésus faire : pardonner, prier pour leurs persécuteurs et subir les humiliations que Jésus avait subi. Ils ont répandu sur le bassin méditerranéen  le feu de l’amour.
A nous d’accepter comme Simon de Sirène une part de la croix de Jésus, comme Véronique les  crachats sur sa face.
Depuis ce jour, rien ne pourra atteindre le corps de jésus offert en sacrifice. La personne de Jésus ne peut être acceptée si l’on n’est pas prêt à aimer. L’offense, est celle  de celui qui n’a pas pu accueillir la parole d’amour l’ignorance, la haine n’est pas un péché mais la face sombre de l’amour que nous ne savons pas vivre. »

Avec ses mots, le Cardinal Vingt-trois à accueillit les nombreux priants à la veillée hier soir.
 J’ai été marqué par ces quelques phrases.
Le scandale de la croix est une folie  à laquelle se heurte tous les jours notre monde.  C’est insupportable et croyants comme non croyants, il marque nos cœurs.  Se révolter par le rejet pourquoi pas ?
Mais ce soir j’ai entendu le Christ qui pardonne et aime ceux qui ne savent pas  ou refusent de savoir parce que le scandale est insupportable, inimitable et  inassumable.
Soyons humbles et reconnaissons tous, croyants ou pas que la barre est placée haut par le Christ en croix. La croix est une folie qui renvoie le monde à ses faiblesses.
Mais dans chacun de nous, il y a le visage du Christ. 
A moi de le trouver en moi et dans l’autre y compris dans sa colère et son rejet si humain finalement.
"Car ce qui est folie de Dieu est plus sage que les hommes et ce qui est faiblesse de Dieu est plus fort que les hommes".
J’ai été marqué aussi à titre personnel par une phrase de la fin de la vénération : « Arbre bienheureux dont les branches portent le salut des  siècles »
L’arbre de Jonas n’est jamais très loin. Au lieu de râler et de nous énerver sur les actualités, contemplons le bois qui nous sauve.


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