mercredi 28 décembre 2011

Le bien commun, une responsabilité partagée.


Le bien commun c’est-à-dire, la justice économique, la solidarité sociale et la viabilité environnementale est mis à mal depuis de nombreuses années et nous atteignons le point de non-retour. Les uns défendent l’idée que l’état doit être le garant du bien commun, les autres pensent que l’état dans sa forme actuelle ne peut jouer ce rôle. Pour ma part, je soutiens l’idée que le bien commun est de la responsabilité de tous  (Etat, entreprises et individus) et déjà de la mienne.

En effet, le bien commun n’est pas un objectif pour les entreprises même si les discours managériaux et les annonces institutionnelles nous vendent de nouvelles entreprises citoyennes du monde et responsables. L’entreprise et le monde financier n’ont jamais eu pour objectif le bien commun mais leurs intérêts propres.  Toutefois, il est toujours possible de les amener à s’y intéresser s’ils y trouvent une utilité.

Prenons par exemple le maintien de l’emploi.  Les entreprises n’ont aucun intérêt propre au maintien de l’emploi en un lieu, il faut donc leur en procurer un,  en les favorisant  fiscalement ou en en baissant  les charges sociales. Toutefois, il faut dans le même temps  leur imposer le remboursement des avantages donnés si elles ne respectent pas leurs engagements.   Lorsque des entreprises bénéficiaires mettent en place des plans de « sauvegarde » de l’emploi tout en délocalisant les services (relations clientèle au Maroc, DRH en Pologne, DSI en Inde) comme elles l’ont fait hier avec la production, c’est de la responsabilité de l‘Etat de leur faire payer le cout de leurs décisions.  En ce sens, l’Etat peut défendre le bien commun en donnant une responsabilité sociale aux entreprises.
Mais le bien commun est aussi mis à mal au niveau individuel. Les consommateurs préfèrent acheter peu cher que d’acheter les produits qui garantiront les emplois de demain.  L’argument habituel est qu’entre deux produits, je choisi celui qui est le moins cher car mon pouvoir d’achat est limité. Pourtant, dans  bien des cas, le « acheter moins cher » cache surtout un « acheter plus ». L’état aura beau défendre le bien commun, si nous ne prenons pas nos responsabilités, il ne pourra rien.

Les entreprises  produisent  ailleurs pour produire plus et moins cher pour satisfaire un consommateur qui veut acheter moins cher pour acheter plus. Alors assumons nos propres responsabilités. Cessons de privilégier la course à la consommation à bas prix. 




Retrouvons le vrai sens des mots utile, bon, et vrai dans notre quotidien


1 commentaire:

  1. Je te rejoins globalement. Le bien commun est une responsabilité collective. Si j'ai tenu à mettre en avant l'Etat, c'est que c'est un acteur assez malmené. Mal vu, très durement touché par la crise (la question de la dette le menace directement), il a besoin d'être réhabilité (et aussi réformé, mais pas dans le sens d'un Etat minimalisé).

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